Rose Pastel http://rosepastel.journalintime.com/ fr 2018-12-01T12:42:09+01:00 http://rosepastel.journalintime.com/Je-deteste-conduire Je déteste conduire !!! Plus envie de me leurrer. Je peux le dire haut et fort, maintenant, après tout. Je déteste vraiment conduire. Et je ne pèse pas mes mots sur ce sujet. C'est rare que je déteste quelque chose. En général, j'aime et j'adore beaucoup de choses et en déteste très peu. Pour moi, le mot détester est trop fort. Mais alors là, il me faut l'employer pour me rappeler à quel point il faut que j'évite à tout prix de prendre le volant quand j'en n'ai pas envie. Oui, parce qu'à chaque fois, dès que je suis arrivée et que je sors de la voiture, j'oublie tout. J'oublie à quel point je me Plus envie de me leurrer. Je peux le dire haut et fort, maintenant, après tout.
Je déteste vraiment conduire.
Et je ne pèse pas mes mots sur ce sujet. C’est rare que je déteste quelque chose. En général, j’aime et j’adore beaucoup de choses et en déteste très peu. Pour moi, le mot détester est trop fort. Mais alors là, il me faut l’employer pour me rappeler à quel point il faut que j’évite à tout prix de prendre le volant quand j’en n’ai pas envie. Oui, parce qu’à chaque fois, dès que je suis arrivée et que je sors de la voiture, j’oublie tout.

J’oublie à quel point je me crispe sur le volant, dans mon siège, que j’ai mal au dos, aux jambes, aux bras.
J’oublie à quel point les gens qui me klaxonnent et me collent m’énervent et me stressent.
J’oublie que je ne connais jamais le nom des rues dans lesquelles je passe presque tous les jours, et que si un jour j’ai un accident, j’aurais bel air au téléphone à essayer d’expliquer où je suis à mon copain.
J’oublie que je ne sais pas changer une roue.
J’oublie toujours d’acheter un grattoir de pare-brise pour quand il faudra que je roule alors qu’il a gelé.
J’oublie que je déteste conduire.

J’ai un passé très détestable avec la conduite.
Déjà, à mes 18 ans, mes parents m’ont obligé à passer le code.
Le code, ça va. C’est juste con et chiant, avec ses questions pièges et ses moniteurs-trices qui se contredisent indéfiniment. Quand on n’a jamais conduit, on peut pas demandé à un gosse de s’imaginer dans des situations juste en regardant des photos. Mais bon, passons, parce que j’ai eu mon code du premier coup.
Ensuite, la pratique, c’était carrément autre chose.
Forcément, il y a l’excitation du début. Je conduis une machine, c’est génial ! Et puis après, il y a le souci de devoir se perfectionner. Pour moi, au passage du permis, je croyais qu’il fallait devoir conduire parfaitement, alors que c’est impossible. J’ai vraiment cru qu’on me demandait ça puisqu’à chaque passage de permis, rien n’allait. J’ai tenté 3 fois le permis, raté 3 fois. Et cette 3e et dernière fois, toujours à mes 18 ans, c’était à moi de payer les séances parce que mes parents m’y ont obligé. Ils ont pensé que perdre mon propre argent allait me faire réagir.
LOL
À partir du moment où je n’avais pas du tout envie d’avoir mon permis et de m’enfermer dans le rôle de conductrice jusqu’à la fin de mes jours, j’étais bien déterminée à leur montrer que, qu’importe qui finance, je m’en battrais les couilles jusqu’au bout.

J’ai donc pas eu mon permis et j’ai fait une pause de 6 ans. J’étais partie faire mes études ailleurs, et comme je prenais le tram, ma vie était belle. J’étais une bisounours qui ne perdait pas son temps dans les bouchons, qui ne perdait pas d’argent dans l’assurance, les réparations, le ravitaillement en essence, et tout ce qui va avec.
Et puis, je suis allée dans le Sud pour faire mon service civique, et puisqu’on me faisait toujours autant chier avec le permis (le "on", c’est mes parents, et surtout mon père avec ses reproches à la con), et vu que j’étais un tout petit peu plus mature qu’avant, je me suis replongée dedans, un peu moins à contre-cœur.
+ de 5 ans sans permis, ça équivaut à repasser son code.
M’en fout, je l’ai re-eu du 1er coup.

Lors de la conduite avec Limen (mon moniteur), ça allait. Mais vraiment, ça allait super bien. Il était vraiment patient. C’est rare des gens comme ça. Je croyais que j’allais encore tomber sur quelqu’un qui allait m’engueuler à chaque faux-pas. Mais les moniteurs comprennent pas que crier fait perdre encore plus ses moyens au petit jeune qui chie dans son froc de peur. En tout cas, c’était mon cas. Je me sentais littéralement dans la merde avec un con/une connasse sur le dos, que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam avant ça, et qui se permettait de me dicter ma conduite. (lol)

Tin, j’arrive encore à faire des jeux de mots pourris sur ce sujet… Je devrais peut-être l’utiliser dans une prochaine BD. J’en aurais jamais fini, avec le sujet de la conduite, à ce que je vois.Suis maudite.

Et puis, il y a eu une séance déterminante, juste avant que je passe le permis. Il s’est passé un truc entre lui et moi. On s’est engueulé. Mais je le faisais chier, c’était de ma faute. Il m’a demandé de faire ce truc que tout moniteur ordonne à son jeune oiseau, c’est de faire des mouvements de tête exagérés pour regarder dans les rétros. Et oui ! Ces fameuses exagérations de la conduite pour que l’examinateur voit que tu regardes bien dans tes rétros ! Les 3 moniteurs différents de l’époque me l’avaient tous demandé, et à chaque fois, ça m’avait crispé, énervé, soulé. Et là, Limen me dit de le faire, alors que je l’avais fait juste avant, mais pas assez exagéré à son goût. Alors j’étais mauvaise, j’ai refusé de le refaire.
Après ça, je conduisais mal, je le faisais exprès. J’avais envie d’arrêter et de rentrer. Et il a fait un truc qui m’a calmée tout de suite. Il m’a dit de lâcher le volant, alors je l’ai fait, et il a conduit à ma place. Il avait les pédales de son côté et un mini boitier avec les boutons, pour appuyer sur les clignotants et tout. Il conduisait à ma place et il me disait que si c’était comme ça, il pouvait conduire tout seul.
Je me sentais mal sur le coup. Je m’en voulais. Ensuite on s’est calmé tout les deux, et j’ai conduit normalement.
Je dis "normalement", parce qu’en réalité, ça faisait déjà plusieurs séances que je savais bien conduire. Avec l’acquisition de maturité et la pratique (je devais avoir 70 heures de conduite à mon compteur dans la période de mes 18 ans), je savais conduire.

Le jour de l’engueulade, c’était la veille de mon passage du permis. Limen me montrait les endroits où l’examinateur était susceptible de m’emmener. Et heureusement qu’il a fait ça, parce que c’était dans un coin où on n’était jamais allé. J’ai donc su qu’au virage serré, il fallait que je ralentisse, alors que la veille, je l’avais passé trop vite. Pareil pour le rond point qui débouche direct sur un parking et qu’il faut y entrer en 1ère.
Le jour du permis, j’ai été presque parfaite. J’ai eu la chance d’avoir des questions simples et une manœuvre de débutant : rangement en épi en marche avant. ZE bol ! J’ai juste été chiante en mettant mes clignotants un peu tard pour lui, mais dans les temps pour moi. En effet, il fallait bien que j’avance vers l’intersection pour lire les panneaux et savoir où tourner. Mais comme eux connaissent le coin comme leur poche, ils ne regardent même plus les panneaux et ont le loisir de mettre leur cligno 1 heure avant.
-_-

Quand je suis descendue de la voiture après ma demi heure d’examen, je savais que je l’avais. Ça s’était passé différemment des autres fois de l’époque. Et l’élément crucial, c’est que cette fois-ci, je voulais vraiment avoir mon permis.

Aujourd’hui, j’ai 26 ans, et ça fait 1 an et demi que j’ai mon permis.
À mes 18 ans, j’en n’avais pas besoin, et surtout j’avais peur de conduire. Ma peur la plus importante est celle de tuer quelqu’un. Je m’en voudrais jusqu’à la fin de mes jours. Du coup, pour éviter ça, quoi de plus normal que de refuser de conduire ?
Maintenant que j’ai mon permis, et que je conduis, je n’y pense plus assez. Je me ramollis, je ne suis plus la petite sauvageonne qui refuse qu’on lui dicte des ordres. Je pense que c’est une fatalité. Je fais comme tout le monde. Et je commence même à me relâcher, alors que je me souviens hier encore dire que je serais toujours prudente et que je ne ferais jamais de conneries. Ben si, j’en fais des conneries, sur la route. J’en fais depuis 2 semaines, lorsque je dois rentrer chez Oliv le vendredi soir, que je suis crevée, et que je veux vite rentrer. C’est le 2e week end que je prend la route alors que j’ai pas envie et que je suis fatiguée jusqu’à en pleurer sans raison toute seule comme une conne dans ma voiture. Alors le week end prochain, je ne rentrerais pas. Et ce jusqu’à la fin de mon contrat d’intérim, qui va sans doute se terminer début janvier. Je sais pas, je vais loger chez un ami, et s’il peut pas, j’irai dormir à l’hôtel. Je préfère dépenser mes sous pour dormir à l’hôtel plutôt que de prendre des risques inutiles, de risquer de tuer qqn ou de me tuer moi sur la route juste pour rentrer au chaud chez Oliv.
Il sera déçu, mais il comprendra. Il sait que j’aime pas conduire.
Précision : je loge déjà chez un ami pendant la durée du travail, et je veux pas en plus l’embêter le week end.

- - -

Pause pipi, parce qu’en fait, cet article est long. Alors, j’sais pas, allez chercher un truc à grignoter. Si vous faites un régime, prenez un thé chaud au citron (pris le matin, apparemment, ça aide à maigrir). Si vous êtes trop maigre, allez vous préparer des lasagnes. Si vous êtes vieux, installez-vous bien dans votre canapé. Si vous êtes jeune… faites ça aussi, c’est trop confortable. Avec un plaid. Et un chocolat chaud. Attention à pas le renverser sur vos genoux.
<3

Le prochain chapitre traitera de mon travail… Enfin, de la mission d’intérim (ça sonne moins bien, d’un coup) que je fais en ce moment. Pour justifier de ma fatigue de fin de semaine, voire de fin de journée, chaque jour de la semaine. Ouais, j’adore me justifier. Comme quand on justifie le texte à gauche, ou à droite, ou qu’on le centre. Ok pff, laissez tomber, je délire encore.
Mais je sais que je devrais pas me justifier. C’est pas bon.
Nan, en fait, je me justifie pas du tout, d’ailleurs ! Je raconte ma life. C’est pas pareil. Et en faisant ça, je prend conscience des choses. Et là, notamment, qu’il faut que j’arrête de conduire quand je suis fatiguée.

Alors je vous préviens, je suis infographiste (pour le moment). C’est pas censé être un travail crevant. Pour moi, un travail crevant, c’est un travail manuel, où tu sues à grosses gouttes, où t’as mal partout, où tu te tues la santé, le dos, ou n’importe quoi d’autre. Comme maçon, par exemple. Couvreur, carreleur, etc.
« Infographiste ? Pfffeu ! ! Rester ses journées devant un ordi à cliquer sur une souris et cligner trois fois des yeux dans la journée ! Désolé mais c’est pas du tout crevant ! »
Ouais, j’avoue, c’est pas une fatigue physique. C’est surtout une fatigue mentale, je pense. C’est parce que je reste concentrée littéralement pendant 7h par jour. Je fais pas assez de pause. Déjà, c’est pas bien. Et je reste les yeux rivés sur l’écran, et je cligne pas assez des yeux, et je bois pas assez, et je me lève pas assez. Fin, c’est une fatigue de fainéant, en gros. XDDD

Merde, je suis encore en train de raconter ma life PENDANT la pause...
Nan mais c’était pour vous prévenir. Comme une introduction au chapitre suivant. Voilà.

Maintenant !....
Chapitre suivant : Infographiste.

- - -

Le week end dernier, vendredi soir, c’était la fin de ma première semaine de travail intense.
En ce moment, je suis en interim en temps qu’infographiste. J’adore ce que je fais, bien qu’il y ait des points sensibles (des clients chiants, en gros). Le reste se passe hyper bien. Mes collègues sont trop sympas. Ils sortent des conneries à tout bout de champ, et moi je me marre derrière mon ordi. J’ose pas dire encore grand chose vu que je viens d’arriver. Et puis, c’est un endroit de travail. Je peux pas faire ma folle, sinon, ils vont me prendre pour une vraie tarée, et ils vont croire que je suis là pour me marrer et que je vais moins bien travailler. Alors je reste un maximum sérieuse. Et puis, eux, ils se connaissent depuis des années. Leurs conneries, c’est leur conversation du quotidien. Et moi, je n’ai pas du tout envie d’être l’intérimaire qui fout rien et qui attend sa paie. Alors je travaille super vite. Je fais le plus de dossiers possible. Je me crève toute seule à petit feu pour eux, pour qu’ils soient dans les temps, et un peu pour moi aussi, quand même, pour avoir ma petite ligne dans le CV qui va faire la différence. Je sais que je ne devrais pas me démener ainsi, parce que si j’allais à mon rythme, je ferais des heures supplémentaires et je serais mieux payée. Mais nan, comme une conne, je me grouille tout ça pour qu’ils voient que je suis rapide et efficace. Chose dont je ne sais pas s’il ont conscience. Mon nom apparait sur plus de la moitié des dossiers traités (en ce moment, il doit y en avoir plus d’une centaine). Mais personne ne compte. Moi même je ne compte pas tout ce que je fais tellement j’en fais trop. Je sais qu’ils ne vont pas me remercier chaque jour pour la rapidité à laquelle je travaille. Les remerciements, c’est le salaire. Mais je veux tellement me sentir utile pour eux. Je veux qu’ils sachent qu’ils ne m’ont pas choisi pour rien. Alors je travaille comme si je faisais vraiment partie de l’entreprise. Comme si je voulais vraiment que ces cartes de vœux soient rapidement imprimées pour que l’affaire tourne et que tout le monde soit content. C’est ça, je ne veux pas travailler simplement pour travailler. Il me faut un objectif derrière.

Et puis, j’ai compris que je n’avais pas un seul contrat, établi du 16 Novembre au 7 janvier...
J’ai compris que mon contrat, en réalité, c’était 1 contrat par semaine, et que, d’une semaine sur l’autre il pouvait y avoir moins de travail...
Quand j’ai compris que je ne pourrais pas venir pendant une semaine moins intense, j’étais super déçue. Mais super déçue.
J’aurais tellement voulu faire partie de l’équipe jusqu’au bout. Du 16 Novembre au 7 janvier. Rester avec eux jusqu’au bout de cette saison.
Là, non. S’il y a moins de travail la semaine prochaine par exemple, ben je peux pas venir. Je peux pas aller les voir et les aider.
Ça parait peut-être fou de dire ça, mais je le ressens comme ça. Je me sens rejetée. Et utilisée, surtout. Je ressens encore plus que je ne suis qu’une simple petite intérimaire qu’on place où on veut.
Je me sens tellement bien là où je suis et dans ce que je fais. Mais je ne pense pas que ce soit une place que je pourrais prendre à temps plein. Il y a peut-être un espoir, mais je ne me le permet pas pour éviter de tomber de haut. Traiter les BAT et ne faire que ça, c’est peut-être pas réalisable comme travail en CDI, tout simplement parce que les gens ne commandent pas leur carte de vœux en été. Et puis, je ne suis pas la seule à traiter les dossiers. 3 autres personnes en font aussi dans la journée à côté d’autres choses. Et quand il y a moins de commandes, ils traitent tous les dossiers sans problème. Je suis une aide en période de rush.

Et donc, la première semaine, tous les soirs j’étais crevée, parce que j’avais pris qu’une heure de pause dans la journée. Ma pause déjeuner. Le vendredi matin, j’avais été au travail en voiture (4 min de route) pour pouvoir rentrer directement chez Oliv, qui vit à 40 km plus loin, après le travail. Vers 17h30 donc, j’ai pris la voiture, et il y avait énormément de monde sur la route. Déjà ça m’a soulé.
Et puis, les blocus des gilets jaunes devaient peut-être être encore présents. 2e truc qui m’a soulé.
Je précise que je ne suis pas contre les gilets jaunes. D’ailleurs, je serais sûrement avec eux dans la rue si Randstad ne m’avait pas proposé ce poste de rêve.
Pour moi, le blocus est un stress en plus sur la route dont je me serais bien passée.
Ensuite, comme je n’arrive jamais à savoir si j’ai assez d’essence pour aller où je veux, et que je trouvais que ma réserve était basse, je suis allée prendre de l’essence. Encore une fois, une mare de voiture en file indienne aux pompes.
Ensuite, à la pompe, ça coulait pas ! Un mec à côté à qui j’ai demandé, m’a dit qu’en fait, la personne qui était devant moi devait d’abord payer pour que la machine se remette à zéro et que je puisse me servir. O_O ... U_U"""
Moi, j’étais persuadée qu’il n’y avait plus du tout d’essence à cause des gilets jaunes et qu’il fallait attendre qu’un type remplisse les pompes. Bref...
Ensuite, en voulant sortir du parking, j’ai fait la première erreur qui est en train de me poursuivre. J’ai fait naître une mauvaise habitude qui va un jour causer ma perte : c’est de couper la route à celui d’en face pour tourner à gauche. Ouais, je sais, je suis une folle. Mais je voulais trop sortir de cette foule de machines. Et du coup, en me dépêchant, non seulement je passais sous le nez de celui d’en face, mais en plus je mordais sur la voie de droite de la route dans laquelle je tournais. Donc j’ai failli rentrer dans la voiture arrêtée au céder le passage ou stop, à ma gauche.
Paniquée, je re-rentre dans le parking de Leclercq pour me garer et me calmer.
Et j’y suis restée 1h30.
J’étais crevée, les larmes coulaient toutes seules, et je me traitais de nulle, que je saurais jamais bien conduire, que je faisais n’importe quoi dans ma vie, que c’était pas la vie que je voulais, bref, dépression totale. Et puis je suis entrée dans le Leclercq pour grignoter un truc pour me réconforter un peu. J’ai pris des KitKat et du Pago carotte-citron (mélange bizarre, mais j’adore ça). Oliv s’est inquiété, je lui ai dit que j’étais pas encore partie. Je ne lui ai raconté tout ça que quelque jours plus tard.

Le week end suivant (ce week end-ci). Rebelotte. Je chiale encore et toujours toute seule dans ma voiture parce que je sais pas maitriser mes émotions et mes pensées. Dès que je pense à un truc qui va pas, ça sort. Mais cette fois-ci, il y avait un léger changement. J’étais moins fatiguée parce que je commence à prendre le coup, mais j’ai mes règles. Et quand j’ai mes règles, je suis énervée pour un rien, et la seconde d’après, je pleure toutes les larmes de mon corps pour rien.
Pour rien, mais surtout pour tous les petits riens, qui deviennent une montagne.
J’ai tenté de tout faire pour que tout se passe au mieux. J’ai décidé de rentrer vendredi soir pour me détendre avant de prendre la route. J’ai gouté, j’ai regardé Charmed, et j’ai pris la route. Il faisait extrêmement noir et il pleuvait. Lorsqu’il n’y avait pas de lampadaire ni aucune autre lumière que mes feux, j’étais paniquée par mon champ de vision très réduit. Même en feux de route, je voyais pas assez devant moi. J’avais peur de pas voir le virage venir. Alors je roulais doucement. Entre 50 et 60 sur une route à 80. Forcément, je me suis faite klaxonnée par un bus qui me doublait, et encore une fois, ça m’a déstabilisé. Parfois, j’aimerais qu’on ait plusieurs klaxons à message personnalisé pour savoir ce que l’autre a voulu dire. Mais je me ravise, car je me sentirais encore plus mal de me faire insulter. Souvent, j’ai peur que ce soit parce que mon coffre soit ouvert ou qu’un de mes feux ait grillé, ou qu’on veuille me prévenir d’un danger. Mais non, je suppose que les gens sont simplement cons.
Et puis, comme il pleuvait, je devais faire fonctionner mes essuies-glace. Oui, ces fameux essuie-glace qui font un bruit d’enfer ! Quand il pleut fort, autant vous dire que ma tête gonfle comme une pastèque tellement les bruits m’agaçent. J’ai tout simplement envie de ne plus les utiliser quitte à crever dans le ravin.
Parfois, quand ils vont assez vite, à la vitesse maximum, j’entend presque plus rien. J’y comprend rien. Faudrait que je les change, parce que j’ai pas envie de crever dans le ravin.
Et puis je me crispe. Je me suis toujours crispée au niveau des épaules. Mon enfance dans le Nord, sûrement. Comme il faisait froid et que je portais plus souvent d’écharpe que de maillot de bain, je remontais sans cesse les épaules pour couvrir encore plus mon cou, comme une tortue qui veut rentrer sa tête dans sa carapace. Je chopais angine sur angine quand j’étais plus jeune, et je voulais à tout prix protéger ma gorge. Mauvaise habitude, puisque maintenant je soulève les épaules même quand je fais rien. Là, rien que je taper à l’ordi, je lève les épaules. Je suis un cas désespéré.
Et en voiture, c’est pareil, mais avec presque tout le corps, quoi. Je suis pas du tout à l’aise. Je ne le serais peut-être jamais. Sauf du côté passager.
Et, la nuit, les phares des autres me tuent les yeux. Franchement, ça m’énerve trop. Que ce soit les voitures d’en face, qui m’obligent à regarder sur le côté droit et donc automatiquement à me diriger vers le côté droit et à mettre ma vie en danger, que les voitures qui me collent et dont les reflets de leurs phares dans les rétros extérieurs m’aveuglent. Hier soir, je "m’amusais" à bouger la tête pour pas avoir leurs lumières dans les yeux. Faudrait faire comme pour le rétro intérieur. Les rabattre pour plus être gêné. Mais impossible, on verrait plus rien derrière soit.

Quand je conduis, j’ai l’impression d’avoir été entraînée dans un manège qui ne s’arrêtera que lorsque j’aurais atteint ma destination. Pourtant c’est faux. Je peux faire des pauses. Mais je n’en fais pas assez souvent. Je n’en fais que pour laisser passer la file de voiture accumulée derrière moi et qui me collent pour rentrer vite chez eux. Je veux vite sortir de cette voiture, et donc vite rentrer. Et en finir avec cette conduite que je déteste tant.

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2018-12-01T12:42:09+01:00
http://rosepastel.journalintime.com/Retour-a-la-case-depart Retour à la case départ. Ma meilleure amie m'a dit que c'était pas possible que les heures supp ne soient pas payées. Soit elles le sont, soit ce sont des horaires modulables, et qu'elles sont rattrapées en faisant moins d'heures la semaine suivante. Oliv me dit par contre que c'est pas étonnant, dans la restauration. De toutes façons, ce sera sans moi car j'ai laissé tombé. Rien ne me va. Rien n'est positif. Même le fait que mon frère aurait travaillé au même poste que moi ne va pas car ils ne nous ont pas mis les mêmes horaires ni les mêmes jours de repos. J'ai appelé le gars après une séance de Ma meilleure amie m’a dit que c’était pas possible que les heures supp ne soient pas payées. Soit elles le sont, soit ce sont des horaires modulables, et qu’elles sont rattrapées en faisant moins d’heures la semaine suivante.
Oliv me dit par contre que c’est pas étonnant, dans la restauration.

De toutes façons, ce sera sans moi car j’ai laissé tombé. Rien ne me va. Rien n’est positif. Même le fait que mon frère aurait travaillé au même poste que moi ne va pas car ils ne nous ont pas mis les mêmes horaires ni les mêmes jours de repos.
J’ai appelé le gars après une séance de First Man, dans un moment où je me sentais bien. Ni triste ni abattue ni en colère ni fatiguée, ni tout ce que vous voulez. Je lui ai dit que "j’étais pas prête à me lancer dans l’aventure avec eux. Non, j’ai pas trouvé d’autre emploi. Mais oui, mon frère viendra comme convenu."
Vite fait bien fait.

Rien ne m’aurait convenu dans ce travail.
Même le fait de devoir trouver un appart dans cette ville ne me convenait. J’en avais sélectionné 4. Le reste était pourri ou trop cher. 2 particuliers, 2 agences.
1 particulier en Espagne, 1 autre qui me propose un rdv tel par sms et qui appelle pas.
1 agence qui me demande des docs et qui m’a dit aujourd’hui qu’ils étaient pixellisés.
1 agence m’a accordé un rdv . J’ai visité ce matin. Ça m’a pas plu du tout. Ça devait être la goutte d’eau qui a fait déborder le gaz.

Je me sens soulagée. Je vais louer l’appart pas loin pour en faire mon atelier et pour dire d’avoir une adresse. Et dans 3 semaines je vais faire un tour à Lille pour voir des gens que j’aime. D’ici là, ça sera les périodes de fêtes et de l’intérim pour emballer les cadeaux ou remettre les rayons à bloc.

Je m’en voulais car c’est Oliv qui a fait l’aller retour pour mon entretien, et l’aller pour la visite de ce matin. Alors j’ai fait le retour. Il me dit que ça le dérange pas. Mais moi ça me gêne.
S’il était pas là, j’aurai même pas eu besoin de faire la route puisque j’aurai suivi mon instinct de feignasse peureuse et j’aurais pas postulé.
Mais il a été là pour me pousser. Je ne lui en veut pas. Justement, je le remercie, car je lui ai dit qu’il ne me poussait pas assez. Qu’il pouvait plus me dire franchement les choses. Là, il tient ses promesses et me pousse à chercher du travail. Et dès que j’ai des doutes, des peurs, des coups de blues, etc, il me remonte le moral, il m’explique énormément de choses, il me rassure, il me dit que je suis capable, il me montre toujours les meilleurs côtés. Il voit le verre à moitié plein, et moi toujours à moitié vide.

J’ai peur qu’il en ai marre que je me cherche, que je change sans arrêt d’avis. Je le lui ai dit, et il m’a répondu "je t’aime ". Tout simplement. Ça m’a fait trop plaisir.

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2018-10-30T22:20:09+01:00
http://rosepastel.journalintime.com/Pas-envie-de-ce-CDI Pas envie de ce CDI J'ai postulé à un emploi dont je n'ai même pas envie d'aller et dans lequel j'y connais rien. Et le poste est un CDI, dans une aire d'autoroute, avec des changements d'horaires incessants. Jamais les mêmes jours de repos, et des coupures avec 5:30 le matin, un trou de 2h, et 5:30 l'aprem. Pour 30 min de route de chez moi au boulot. Qui me fait donc rentrer pour 1 h seulement, dans une journée où je bosserais 11 heures au total. Et qu'on fasse moins de 35h en période creuse, et + de 35h en période active, on sera payé pareil. Ils sont pas cons, les gars. Dans la restauration, on fait J’ai postulé à un emploi dont je n’ai même pas envie d’aller et dans lequel j’y connais rien. Et le poste est un CDI, dans une aire d’autoroute, avec des changements d’horaires incessants. Jamais les mêmes jours de repos, et des coupures avec 5:30 le matin, un trou de 2h, et 5:30 l’aprem. Pour 30 min de route de chez moi au boulot. Qui me fait donc rentrer pour 1 h seulement, dans une journée où je bosserais 11 heures au total.

Et qu’on fasse moins de 35h en période creuse, et + de 35h en période active, on sera payé pareil. Ils sont pas cons, les gars. Dans la restauration, on fait jamais moins d’heures que d’heures supplémentaires.
Je sens que je n’irais pas jusqu’au bout de la période d’essai. Je le sentais mal dès le début, ce job.

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2018-10-30T01:11:41+01:00
http://rosepastel.journalintime.com/J-ai-trouve-du-travail-Dans-mes-reves J'ai trouvé du travail ! ...Dans mes rêves. Et oui, après mes recherches dans le monde des songes, j'ai vécu en rêve le travail que j'aimerais pouvoir trouver dans la réalité. J'ai fais un rêve du dernier emploi auquel j'ai postulé, dont mon frère m'a parlé, qui est de bosser dans un grand espace sur une aire d'autoroute. Au rdc, il y a un espace magasin produits et souvenirs, un espace cafétéria, et en plus, il fait hôtel à l'étage. Donc j'ai fait un mix de tout ça dans mon rêve et voici ce que ça donne: J'ai rêvé que j'étais caissière dans un petit magasin. Il y avait plusieurs autres jeunes, dont une fille qui Et oui, après mes recherches dans le monde des songes, j’ai vécu en rêve le travail que j’aimerais pouvoir trouver dans la réalité.
J’ai fais un rêve du dernier emploi auquel j’ai postulé, dont mon frère m’a parlé, qui est de bosser dans un grand espace sur une aire d’autoroute. Au rdc, il y a un espace magasin produits et souvenirs, un espace cafétéria, et en plus, il fait hôtel à l’étage. Donc j’ai fait un mix de tout ça dans mon rêve et voici ce que ça donne :

J’ai rêvé que j’étais caissière dans un petit magasin. Il y avait plusieurs autres jeunes, dont une fille qui m’expliquait ce qu’il fallait faire. À un moment donné, on était en rayon et elle m’expliquait comment mettre en rayon, et une vague de clients est arrivée. La patronne (oui, étonnamment, presque tout le personnel était féminin, peut-être parce que j’ai une mauvaise image des patrons et collègues hommes), nous a appelé pour qu’on aille en caisse. Je me sentais perdue à ce moment-là. Et puis, finalement, il n’y avait pas assez de caisse pour le personnel. Je n’avais pas de caisse pour moi. Alors j’ai fait autre chose.

Ensuite, une fille m’a dit qu’on irait en haut pour apporter des trucs aux clients à l’étage supérieur. Sûrement leur repas. Comme dans la partie hôtel de l’établissement de l’aire de repos. On avait toutes deux un carton en main, et les escaliers n’avaient pas de marches. Ils étaient lisses, comme des toboggans, mais rugueux, pour pouvoir marcher dessus. Ils étaient recouverts de moquette, pour que ça fasse beau. On a pris une pente montante pour aller d’étage en étage. Arrivées devant une porte au bout d’un couloir, il y avait un sceau en bois, comme ceux de l’ancien temps, à gauche de la porte.
sceau
(ne me demandez pas, je ne sais pas pourquoi je veux absolument que vous voyiez quel genre de sceau il y avait dans mon rêve)

Elle m’a dit qu’il fallait se couper les ongles avant d’aller le voir, parce qu’il ne supportait pas ça xD Alors elle s’est coupé les ongles avec un coupe-ongle, puis quand j’ai voulu le faire, le mec nous a entendu derrière la porte et l’a ouverte. J’ai pas eu le temps de me couper les ongles, mais j’ai juste vérifié vite fait. Ils étaient courts, alors que, dans la vraie vie, ils ont bien repoussé. Je laisse tomber l’histoire des ongles, et j’y vais au feeling. La fille m’avait dit que les clients étaient plutôt exigeants et pas super sympas. Alors je comptais sur ma bonne humeur pour faire face à ça. Le type n’avait pas l’air vraiment humain… On aurait dit un extraterrestre. Mais ça ne me choquait pas. Je lui ai parlé normalement, même gentiment, sans avoir peur qu’il me crie dessus. Et en fait, il était sympa, même s’il était bizarre. J’ai espéré avoir épaté ma collègue.

Ensuite, il fallait redescendre, et il ne fallait pas se tromper de pente. En fait, une fois arrivé au bout du couloir, il y avait, au centre, une large gorge qui descendait dans le sous-sol du magasin. Celle-là, il ne fallait jamais la prendre. Et autour de ce grand toboggan, il y avait d’autres pentes plus étroites qui menaient vers d’autres étages. Heureusement, je ne me suis pas trompée. Je suis restée sur une pente plus étroite et j’ai rejoins le magasin.

Et voilà. Mais vraiment, le fait que le client soit extraterrestre reflète une certaine image de ce que les autres peuvent être pour moi. Les extraterrestres, j’ai peur de pas savoir communiquer avec eux, de pas paraitre sympa, qu’ils soient hostiles, etc.
La fille qui m’aide, c’est ce que j’aimerais vraiment : que quelqu’un me forme, soit là pour répondre à mes questions dans un monde où maintenant, il faut tout apprendre soi-même, sur le tas, sans personne pour nous dire comment faire mais toujours quelqu’un qui nous engueule quand on le fait mal.
Ensuite, lorsque je la dépasse dans le fait de bien savoir communiquer avec l’extraterrestre, c’est la volonté de dépasser le maître, de faire mieux que les autres. Car je sais que je peux mieux faire. Tout le monde peut toujours mieux faire.
Le rush de client et le fait de se sentir perdu, c’est également qqch qu’on peut vivre en vrai. Peur de pas savoir faire alors qu’on doit satisfaire les gens.
La patronne était omniprésente. Elle n’était pas là physiquement. C’était juste une idée d’elle, parce que je ne l’ai jamais vue. Je pense que certains patrons ne sont pas toujours avec leur personnel. Ils sont dans leur bureau là-bas derrière. Toujours dans notre dos, à nous regarder par derrière, pour surveiller. Presque inaccessibles. C’est le chef supérieur qu’on n’a jamais vu, qu’on ne connait pas. Que l’on doit respecter et suivre les ordres. Ce n’est pas la voix du patron qu’on entend, mais un ordre, passé de personne en personne. L’ordre vient toujours de plus haut, de quelqu’un qu’on ne peut parfois pas atteindre.

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2018-10-24T16:16:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Je-cherche-du-travail-meme-la-nuit Je cherche du travail même la nuit. Cette nuit, j'ai rêvé que je marchais pour chercher du travail. J'étais sortie de la maison de mes parents, et j'ai marché longtemps jusqu'à une très belle ville. Les rues étaient pavées et larges. Il y avait un grand espace piéton rempli de magasins. À l'intérieur, les magasins étaient très beaux, très grands, très éclairés, parfois d'une lumière colorée style néon. Les vitrines étaient joliment aménagées. Ils avaient un look futuriste. Malgré que la ville pavée semblait ancienne, tout était carré et parfait. Même les pavés gris sombres étaient réguliers, comme Cette nuit, j’ai rêvé que je marchais pour chercher du travail.
J’étais sortie de la maison de mes parents, et j’ai marché longtemps jusqu’à une très belle ville. Les rues étaient pavées et larges. Il y avait un grand espace piéton rempli de magasins. À l’intérieur, les magasins étaient très beaux, très grands, très éclairés, parfois d’une lumière colorée style néon. Les vitrines étaient joliment aménagées. Ils avaient un look futuriste. Malgré que la ville pavée semblait ancienne, tout était carré et parfait. Même les pavés gris sombres étaient réguliers, comme du carrelage.
Alors, je déambulais, je regardais dans les magasins. Mais jamais je ne laissais mon CV ou ne me présentais à l’accueil. Je ne faisais que regarder. Un peu comme en ce moment, où, partout où je vais, je me demande quel travail faire sans jamais prendre de décision.

Et puis, à force de marcher, je suis arrivée sur une petite place, devant un bâtiment. J’ai levé les yeux, et il était magnifique ! La façade en pierre crème était sculptée de visages d’hommes avec des expressions bien marquées. De géants visages qui semblaient sortir du mur. Avec la lumière du soleil de 16h, c’était… bah, comme dans un rêve. Juste à côté, de l’autre côté de la rue, un gros bonhomme faisait la visite guidée d’un petit groupe de gens qui étaient venus visiter cette ville. Il expliquait justement quelque chose sur ce bâtiment. Mais je n’entendais pas.

Je ne m’étais même pas rendue compte de la beauté de cette ville tellement j’étais absorbée dans ma recherche de travail. Il me semble que j’avais voulu m’approcher du groupe pour écouter ce que le guide disait, mais comme je n’avais pas vu le temps passer et que je devais tenir ma mère au courant de l’heure à laquelle je finissais mon tour, je voulais regarder mon portable pour lui envoyer un sms ou pour l’appeler. Je ne sais plus si je l’ai fait, mais je me souviens avoir regardé mon portable.
Ensuite, je suis montée dans le tram, et là, j’ai rencontré un mec qui me draguait. Mais il était sympa, je crois. Il m’a même donné un cadeau, mais je ne sais plus ce que c’était.

J’aurais tellement aimé trouver du travail dans mon rêve. Ça aurait pu me mettre de bonne humeur pour la journée. Me redonner l’espoir qu’un jour je trouverais ma place dans ce monde de fous. Mais non, comme dans la vraie vie, je ne sais pas ce que je devrais faire.
J’hésite.
Devant les annonces, j’hésite à postuler. Je lis et relis la description du poste sans arriver à me convaincre que je réussirais à faire tout ce qu’ils demandent. Je me dis que c’est pas fait pour moi, que le poste ne me correspond pas. Et que, travailler pour travailler, ça ne me motive pas du tout, et que le recruteur sent lorsqu’on n’est pas motivé. Il faudrait que je réussisse à me motiver moi-même pour convaincre le recruteur de me prendre pour un travail dont je n’ai même pas envie de faire. C’est n’importe quoi. C’est le monde à l’envers.
Et même lorsque l’annonce me correspond un tant soi peu, j’ai encore plus peur de l’échec. Alors, que je postule ou pas, je me sens en permanence dans l’échec. Ça fait 2-3 semaines, que j’envois des CV, et soit je n’ai pas de réponse, soit ce sont des refus. J’ai tellement peu confiance en moi que je me dis que rien n’est fait pour moi. Et le pire, c’est que le seul travail que j’ai trouvé, c’est ma mère qui me l’a déniché. Ça m’a occupé pendant un temps. Et maintenant ? Même l’expérience que j’ai acquise ne me sert pas, car en voulant postuler pour le même genre de travail, on ne me prend pas car soit j’ai pas fait les études qu’il faut, soit j’ai pas assez d’années d’expérience. Je vais nulle part avec ça.
Si, j’ai gagné des sous et j’ai rencontré des gens. Bravo.

Alors, on me dit de postuler un peu partout, de foncer, de prendre ce qui vient, quitte à faire n’importe quoi. Mais même pour faire employé de service, j’ai reçu un refus… J’espère qu’ils avaient qqn en vue, car ça voudrait dire que je ne correspond même pas à ce job...
Et puis quand je vois des postes d’ouvrier, pour du travail à la chaîne, ça ne me donne carrément pas envie. J’ai pas envie d’être réduite à ça. J’aimerais quand même trouver mieux que ça. Mais je me bouge pas assez, ou j’ai pas assez confiance en moi. Du coup, autant faire vraiment n’importe quoi…

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2018-10-22T14:06:42+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Nouvelle-identite Nouvelle identité En ce moment, je pèle des doigts. Dit comme ça, c'est pas glamour. Je crois que c'est dû à mon dernier travail (manipuler les manuels, les cartons...) et peut-être aussi à cause de l'hiver qui s'installe, même s'il fait encore doux. Et alors, en y regardant de plus près, mes bouts de doigts sont tous lisses. Ça me fait penser aux criminels qui plongent leurs mains dans l'acide pour enlever leur empreintes digitales (le truc qu'on voit que dans les films, car en vrai, je sais pas si c'est possible). Et du coup, on dirait que je mue. Que je me refait une nouvelle identité. Je suis En ce moment, je pèle des doigts.
Dit comme ça, c’est pas glamour.
Je crois que c’est dû à mon dernier travail (manipuler les manuels, les cartons...) et peut-être aussi à cause de l’hiver qui s’installe, même s’il fait encore doux.
Et alors, en y regardant de plus près, mes bouts de doigts sont tous lisses. Ça me fait penser aux criminels qui plongent leurs mains dans l’acide pour enlever leur empreintes digitales (le truc qu’on voit que dans les films, car en vrai, je sais pas si c’est possible).
Et du coup, on dirait que je mue. Que je me refait une nouvelle identité. Je suis dans l’âge où je me lance dans la vie, dans le travail, dans l’amour, dans tout. Et récemment, j’avais envie de gros changement.

Voilà pourquoi, entre autres, je voulais rentrer dans le Nord sur un coup de tête. J’avais envie de prendre ma vie en main, de la changer moi-même une bonne fois pour toute, et pouvoir en être fière, sans plus attendre que mes parents le soient. Pour me faire plaisir à moi-même et non aux autres. Faire enfin de que je veux.
Mais j’ai renoncé, et je me suis sentie, encore maintenant, dans l’échec. Car je n’ai pas l’âme d’une aventurière, d’une voyageuse. D’une plaqueuse de tout. Je suis plutôt le genre qui abandonne à la moindre difficulté. Je ne suis pas persévérante. Super atouts, pour un entretien d’embauche, non ? Il va falloir que je sois assez motivée pour éviter de sortir ça au recruteur.

Oui, parce que je suis aussi plutôt honnête. Je dis des choses vraies, celles que je pense. Bien-sûr, je sais parfois quand il faut rester évasive, pour éviter de blesser. Mais sinon, le plus clair du temps, je sors ce qui me passe par la tête. Et pour moi, c’est pas grave, puisque c’est la vérité. Mais en fait, si. La vérité joue sur énormément de choses. Notamment lors d’un entretien d’embauche. Des amis m’ont dit récemment qu’il faut appuyer sur nos qualités, nos atouts, et quand on demande de préciser nos défauts, répondre par une qualité, genre : je suis perfectionniste.
D’ailleurs, je pense que je le suis. J’ai souvent envie de retoucher mes tableaux ou autres créations. Au moins, je n’aurai pas de mal à leur sortir ça, si c’est en partie la vérité. Mais j’ai vraiment du mal à mentir. J’ai pas été éduquée comme ça. Et quand je mens, j’ai l’impression que c’est écrit en gros sur mon visage et que je suis découverte.

Pour revenir au fait que je ne sois pas une aventurière, j’ai décidé d’opérer mes changements petits à petits. Comme, par exemple, postuler dans une ville dynamique dans le coin, mais pas aussi énorme que Paris. Ça me ferait bouger de mon petit coin perdu, certes, mais je ne serais pas à des lieues de là. Mais, si je bouge, il faut que ce soit pour un travail qui en vaille le coup. Comme mon but final est de travailler dans le graphisme, je postule donc pour des postes du style Opérateur PAO, infographiste, chargé de communication… En attendant d’avoir des réponses, je fais du travail alimentaire là où je suis. C’est quand même plus rassurant que de plonger tête baissée dans une ville où la vie coûte chère mais où t’es payé partout pareil. Et quand je serais arrivée à un stade où je sais ce que je veux, ce que je vaux, j’aurais assez de courage pour partir.
À moins que je me plaise ici.

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2018-10-11T10:51:13+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Je-ne-me-rase-plus Je ne me rase plus Ça fait bien 1 mois que je ne me suis pas rasée. En même temps, j'ai bien bien choisi ma période. Fin de l'été, début de l'automne. Je suis bien partie pour laisser mes poils faire leur vie comme ils le veulent durant tout l'hiver. Je suppose qu'il y aura des fois où je ne voudrais plus les voir. Je les couperais alors pour les grandes occasions, comme un mariage par exemple. Mais sinon, je ne suis plus à l'affut du moindre point noir qui pointe son nez sous l'aisselle et les gambettes. Bah, j'étais pas hyper à l'affut, à la base... Quand j'avais 2-3 millimètres de poil, j'étais Ça fait bien 1 mois que je ne me suis pas rasée. En même temps, j’ai bien bien choisi ma période. Fin de l’été, début de l’automne. Je suis bien partie pour laisser mes poils faire leur vie comme ils le veulent durant tout l’hiver.
Je suppose qu’il y aura des fois où je ne voudrais plus les voir. Je les couperais alors pour les grandes occasions, comme un mariage par exemple. Mais sinon, je ne suis plus à l’affut du moindre point noir qui pointe son nez sous l’aisselle et les gambettes. Bah, j’étais pas hyper à l’affut, à la base… Quand j’avais 2-3 millimètres de poil, j’étais pas en panique. De loin, ça se voit même pas.
Maintenant, je dois bien avoir 1 cm sous les aisselles. Alors, dernièrement, même lorsqu’il a fait chaud, je ne voulais pas les montrer. Je gardais un petit gilet ou un maillot à manches longues. Ma révolution ne se fait pas en 1 jour. Petit à petit, j’arriverais peut-être à les assumer et à les montrer au reste du monde. Mais pour l’instant, ils restent à l’abri des regards et des jugements.

Non mais franchement. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour se faire bien voir et entrer dans le moule… Et si on disait qu’on acceptait les poils des femmes ? On accepte bien ceux des hommes ! Avec leurs mollets tous poilus. Moi aussi, de toutes manières, quand il y en a trop, j’aime pas. Et dans le dos, c’est pire que tout ! ! Mais alors nous, femmes, qui sommes largement moins poilues que les hommes, est-ce que ça nous cramerait les yeux de voir des poils de femme ?
Ben, en ce moment, si. Ça gêne. Voilà pourquoi je les cache. L’hiver, bon prétexte pour cacher la fourrure que les femmes gardent secrètement planqués sous leurs pantalons et autres gros pulls en laine. Bah, ça nous fait de la chaleur en + ! Et des efforts en moins. Parce que parfois, on a tellement autre chose à faire que de se raser ! Moi, c’est surtout les jambes que j’aime pas raser. C’est trop long à faire, et 2 jours après, ça repousse déjà ! ! Les dessous de bras, j’ai tellement pris le coup de main qu’en quelques minutes à peine, y’a pu rien.

Dès l’adolescence, j’ai très vite compris que les poils, c’était pas beau. Je les scalpais donc sans réfléchir. Aujourd’hui, j’ai 25 ans, et pour la toute première fois, j’admire mes 1 cm de poils noirs sous mes bras. Et le meilleur, c’est qu’ils me sont utiles !
Dans cette vidéo, de la chaîne Youtube "Parlons peu, mais Parlons !", la madame dit que les poils, plus on les rase, plus on pue car les poils régulent notre transpiration. Perso, j’ai vraiment l’impression de moins puer avec mes poils, et franchement j’adore, parce je déteste transpirer !

En plus, avant, je faisais des rêves où j’étais en robe/jupe, et que j’avais pas rasé mes jambes, et j’avais honte. Et bien, il n’y a pas longtemps, j’ai fait un rêve similaire, sauf que je n’avais plus honte. Je suis sur la bonne voie. Et si je repousse les hommes, tant mieux ! Allez voir ailleurs si j’ai des poils !

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2018-10-05T15:46:15+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Article-du-Libe Article du Libé Ce matin, nous sommes allés au marché puis au café. Oliv est tombé sur un article dans le Libération qui me fait penser à mon expérience. Bouger pour s'en sortir, petite géographie de la recherche d'emploi. Certains ont beau jeu d'expliquer que la mobilité suffit à trouver un emploi et à sortir du chômage. Encore faut-il que le tissu économique de la France soit à peu près égal sur l'ensemble du territoire et permette de trouver partout la même qualité de service public, et des prix locatifs abordables. Du boulot, il suffirait de traverser la rue pour en trouver ou tout Ce matin, nous sommes allés au marché puis au café. Oliv est tombé sur un article dans le Libération qui me fait penser à mon expérience.

Bouger pour s’en sortir, petite géographie de la recherche d’emploi.

Certains ont beau jeu d’expliquer que la mobilité suffit à trouver un emploi et à sortir du chômage. Encore faut-il que le tissu économique de la France soit à peu près égal sur l’ensemble du territoire et permette de trouver partout la même qualité de service public, et des prix locatifs abordables.

Du boulot, il suffirait de traverser la rue pour en trouver ou tout simplement de se bouger, selon nos hommes politiques. Voilà des propositions ô combien géographiques ! Il n’y a qu’à amorcer un mouvement, un déplacement, un déménagement pour passer la situation de chômeur à celle de travailleur. « Traverser la rue », c’est en partie une image pour dire changer de métier, vers un emploi moins qualifié que ce à quoi on peut prétendre. Quand bien même il faudrait parcourir les rues et les traverser pour profiter des opportunités qu’offre la ville, notamment dans les métiers de services ou industriels qui demandent moins de qualification, cette proposition tombe à plat dans les villes qui ne sont pas des métropoles dynamiques. Seulement 42% de la population française vit dans un des 60 premiers pôles urbains français (Insee), les autres vivent dans des villes moyennes et petites, énormément dans le périurbain, caractérisé par la monofonctionnalité de l’habitat, et dans le milieu rural généralement marqué par une forte déprise économique et un retrait des services publics. Traverser la rue, pourquoi pas, mais alors, il est préférable d’habiter dans le XVe arrondissement pour arriver plus vite à Montparnasse, et ne pas être coincé dans un trou où il n’y a que des chemins.

Alors, il ne convient pas seulement de traverser à pied, mais de prendre sa voiture pour rejoindre la grande ville et son centre. Ne parlons même pas ici des émissions de CO2. Les ménages les plus modestes sont les moins motorisés : environ 43% des chômeurs et 46% des ménages du premier décile de niveau de vie, soit les plus pauvres des Français, qui n’ont pas de véhicule, contre seulement 19,1% pour l’ensemble des ménages. Les pauvres et les chômeurs ont donc beaucoup moins de capacité à se déplacer que les inclus, ceux qui ont déjà un travail.

Sur France Inter, le 1er octobre, un auditeur interpelle Christophe Castaner sur cette pression constante à l’égard des chômeurs pour qu’ils se bougent afin de trouver un emploi. Le dénommé Fabien dénonce : « Il y a une injonction assez généralisée dans la bouche des hommes politiques, comme dans l’ensemble de la population, sur la mobilité géographique; il faudrait changer de région carrément. » En réponse, Castaner feint de ne pas comprendre que la mobilité géographique non choisie peut être une violence pour les ménages, un arrachement. « Les choses ont changé aujourd’hui, dit le délégué général d’En marche, et on a beau être nostalgique, il faut faire face à ces changements. Il faut accepter les mobilités professionnelles. à, je ne suis pas d’accord avec Fabien. »

S’installer quelque part serait donc un anachronisme flagrant, une vieillerie, dont il faudrait se débarrasser au XXIe siècle. Après la précarité professionnelle, place à la précarité géographique ; qu’importe que Gaston Bachelard ait loué la vertu d’une maison enracinée, dans laquelle on demeure, durablement, paisiblement, qu’importe que pour Martin Heidegger « l’homme est autant qu’il habite » et qu’il doit être au monde, soit qu’il ait trouvé sa place.

Habiter, c’est avoir un chez-soi, une place dans laquelle on est bien, où on a construit son monde où l’on a développé des relations. Quitter par contrainte l’endroit où l’on réside est une forme de déracinement. Certes, la mobilité est glorifiée, une société qui bouge va de l’avant. La mobilité est très positive quand elle entre dans une stratégie professionnelle bien définie, notamment quand on est jeune, quand on suit une trajectoire amoureuse et conjugale, ou une expérience hédoniste (aller vivre au Canada, en Australie...).

Monsieur Castaner s’est-il lui même interrogé sur la vie de celui qui l’interpellait avec beaucoup d’émotion ? Bouger peut entraîner un déséquilibre familial important : quid des enfants qui sont scolarisés et qui ont leurs ami(e)s là où ils habitent ? Doit-on se séparer de sa compagne si celle-ci décide de rester là où elle a peut-être un travail ? Déménager dans une autre région induit de tirer en partie un trait sur le substrat de sa socialisation : la famille, les amis, les clubs sportifs ou autres, qui, on le sait, sont très structurants et inclusifs. La précarité n’est pas que financière, elle peut être aussi affective et sociale et commence généralement par la destruction de ces liens.

Passons encore sur ces menus détails de la mobilité à marche forcée. Qu’adviendra-t-il de notre futur travailleur qui consent à la mobilité vers une métropole dynamique ? Il sera inévitablement confronté à un marché du logement tendu — notion définie dans la loi Alur (accès au logement et à un urbanisme rénové, 2014) — où le logement est peu abordable que ce soit en location ou à la vente (à Paris : 25,40€/m2 en location et 9300€/m2 à la vente). Un nouvel arrivant n’aura donc que peu d’opportunités d’accéder au parc privé, même modeste, sans garantie de travail durable (ce qu’il n’aura pas dans un premier temps). Il pourra peut-être prétendre au parc non ordinaire dont certains "logements" sont accessibles sans document, mais contre de l’argent versé d’avance, dans le marché parallèle des marchands de sommeil. La double peine s’abattra alors sur lui : un logement plus cher que le marché et des conditions de vie précaire, dans des logements qui peuvent être de véritables taudis, comme l’a exposé à la presse la Fondation Abbé-Pierre, le 27 septembre.

Bouger pour s’en sortir n’est pas en soi un conseil mal à propos, mais encore faut-il qu’il soit mesuré, et que la mobilité ne soit pas vécue comme une contrainte et seul moyen d’accéder à un travail. Il est intéressant d’ailleurs de voir qu’aujourd’hui, les plus mobiles, ceux qui ont tout abandonné pour entre autres, trouver un travail, sont fustigés pour cette raison même. En effet, en France, mieux vaut être un expat hypermobile à travers le monde, qu’un migrant économique tout autant hypermobile à travers le monde.

Par Florent Hérouard.

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2018-10-05T14:14:39+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Un-jour-c-est-oui-un-jour-c-est-non Un jour c'est oui, un jour c'est non En ce moment, et pas depuis quelques jours, je suis dans une période où je change d'avis vraiment fréquemment. Oliv me dit que c'est parce que je suis jeune et que je me construis. Sauf que ça finit par me jouer des tours. Ce mois-ci, j'ai décidé de déménager pour rejoindre le Nord (je vis dans le Sud). Et dans ce même-mois, j'ai décidé que, finalement, je n'irais plus. Et bien-sûr, j'avais pratiquement tout prévu : rendre mon studio, aller chercher l'autre moitié de mes affaires chez mes parents, demander à ma sœur et à des amis du Nord de m'héberger pour telles dates, En ce moment, et pas depuis quelques jours, je suis dans une période où je change d’avis vraiment fréquemment. Oliv me dit que c’est parce que je suis jeune et que je me construis. Sauf que ça finit par me jouer des tours.

Ce mois-ci, j’ai décidé de déménager pour rejoindre le Nord (je vis dans le Sud).
Et dans ce même-mois, j’ai décidé que, finalement, je n’irais plus.
Et bien-sûr, j’avais pratiquement tout prévu : rendre mon studio, aller chercher l’autre moitié de mes affaires chez mes parents, demander à ma sœur et à des amis du Nord de m’héberger pour telles dates, anticiper la route à faire en voiture, savoir qu’il faudrait plusieurs allers-retours pour amener toutes mes affaires pour éviter de payer des déménageurs, placer mes rdv de visites d’appart, etc.

J’avais envie de changer de vie. Mais je ne voulais pas faire comme tous ces gens qui se contentent de la rêver. Je voulais le faire. Foncer dans l’inconnu. Bousculer mes habitudes. Lâcher tout ce dont je n’ai plus besoin pour recommencer sur de bonnes bases. Pour savoir ce que je veux et ne plus douter de moi. Montrer au monde entier que je suis prête et motivée à ce que ma vie change. Et que je construise moi-même la vie dont je rêve.

Sauf que je suis vite redescendue de mon petit nuage. Le changement, ça fait peur. Un déménagement, c’est beaucoup de choses à prendre en compte. J’ai voulu aller trop vite. Je me suis mise à penser aux "et si ?".
Et si aucun proprio ne voudrait de moi sachant que j’ai pas de travail ?
Et s’il fallait que je trouve du travail avant de trouver un logement, comment visiter les apparts pendant que je bosse ?
Et si j’allais trouver un appart à 600€/mois, mais aucun boulot stable, et que mon fric flambait en un rien de temps ?
Envolé l’argent de côté. Envolés les seuls efforts que j’ai pu fournir. Mon salaire d’été, en un rien de temps je l’aurais claqué, et je ne veux pas ça.
Et si c’est pour faire de l’intérim, je peux tout aussi bien intérimer dans le coin. Au moins, je paierais mon loyer moins cher que dans une grande ville.

Je voulais me plonger dans le travail. Enchaîner les boulots pour gagner un maximum d’argent. Et en allant dans une grande ville, j’aurais tout ce dont j’ai besoin niveau boulots. Sauf qu’au niveau loyer, ça monte aussi. Donc ça revient un peu au même.

Alors j’ai mis le holà. Et j’ai tout annulé. Ma sœur a été la plus triste, car elle aurait beaucoup aimé me revoir. Elle exprimait sa tristesse à coups de "Tu imagines si tu fais le coup à chaque fois ? Je ne peux pas t’assurer que la prochaine fois, j’accepterais de t’accueillir." J’ai été dégoutée de sa réaction, comme elle l’a été par la mienne. Au final, on est quitte.
Pareil pour mes parents. Mais ma mère a été plus douce. Elle sent bien que je veux me prendre en main. Alors, comme Oliv, elle me conseille de me forger ma voie professionnelle par ici.

Une fois que je serais prête et plus sûre de moi, une fois que j’aurais trouvé ma voie, je pourrais mieux envisager mon déménagement dans le Nord. Pour ce qui est de changer de vie, je peux le faire quand même. L’améliorer petit bout par petit bout.

N’empêche, si je n’avais pas annoncé partir dans le Nord, je n’aurai pas eu tous ces précieux conseils qui m’ont décidée à devenir Chargée de communication. C’est mon prochain objectif, et il faut à tout prix que je reste fixée dessus pour éviter de changer d’avis. Mais même pour ça, je suis sûre qu’au bout d’un certain temps, je vais finir par abandonner l’idée.

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2018-10-03T18:19:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Billets-de-train Billets de train En rentrant chez moi après le travail, en bas des escaliers de la maison - c'est pas un immeuble, c'est une grande maison où chaque pièce est un mini studio - j'ai vu un carnet SNCF sur une marche. Je l'ai regardé, je ne l'ai pas pris, et j'ai commencé mon ascension jusqu'au 4e étage où je vis, dans ma petite chambre de bonne sous les toits. Je me disais que le simple fait de prendre ce carnet SNCF allait me mettre dans la merde. Je veux dire par là que déjà, j'aurais dû regarder à l'intérieur s'il y avait des billets de train. Si non, histoire close. Si oui, j'aurais lu le nom En rentrant chez moi après le travail, en bas des escaliers de la maison - c’est pas un immeuble, c’est une grande maison où chaque pièce est un mini studio - j’ai vu un carnet SNCF sur une marche. Je l’ai regardé, je ne l’ai pas pris, et j’ai commencé mon ascension jusqu’au 4e étage où je vis, dans ma petite chambre de bonne sous les toits.
Je me disais que le simple fait de prendre ce carnet SNCF allait me mettre dans la merde. Je veux dire par là que déjà, j’aurais dû regarder à l’intérieur s’il y avait des billets de train. Si non, histoire close. Si oui, j’aurais lu le nom de la personne, et j’aurais cherché après dans toute la maison. En un quart de seconde, je m’étais imaginé le scénario de l’histoire ainsi que le temps que j’aurais perdu à la régler.

Alors ok, je sais, c’est pas cool de passer à côté sans rien faire. La personne a paumé ses affaires, moi je les trouve, et je les lui rends même pas. Mais j’avais vraiment pas envie de mener mon enquête dans toute la maison. Surtout que je connais personne, ici. À part ma voisine du dessous, qui est accessoirement ma collègue. D’ailleurs, c’est elle qui s’est chargé des billets. J’ai entendu sa voix dans le couloir se rapprocher. Elle montait jusqu’à mon étage, téléphone à l’oreille, en train de parler au proprio, pour aller interroger tout ce beau monde que sont mes voisins de palier.

En temps normal, j’aurai fait quelque chose. J’aurai pris le carnet sans réfléchir. Sauf que, depuis que je fais ce travail de distribution-restitution des manuels scolaires, comme c’est mon premier "vrai" travail, je ne fais que ça de régler les problèmes des gens, et c’est vraiment chiant. On essaie, avec ma collègue-voisine, de régler des problèmes alors qu’on ne connait même pas la réponse, tout ça parce qu’on bosse pour la Région et que, du coup, les profs/vie scolaire, etc, pensent qu’on sait tout, et qu’on peut parler à la Région comme on veut, en un claquement de doigt, alors que même notre supérieure galère à faire passer des infos.

Ha, ça y est, je recommence à parler de mon travail. J’arrive pas à m’en empêcher. Auparavant, j’ai écrit plusieurs articles là-dessus. J’étais contente parce que, comme je l’ai écrit au-dessus, c’est mon premier vrai travail. Mais en fait, travailler, c’est chiant. Et ça sert à rien que je m’en plaigne en écrivant tout ce qui m’a soulé dans la journée. Des fois, ça me défoule, d’autres fois, ça me fait ressasser et c’est pas bon. Comme si je m’obligeais à me rappeler que travailler, c’est chiant.

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2018-09-18T18:46:31+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Cataclysme Cataclysme La monotonie de la vie me frappe à certains moments. C’est le cas aujourd’hui, quand, pour la énième fois, je me déshabille dès que je rentre, que je mets mes vêtements à sécher sur le dos d’une chaise parce que j’ai encore trop transpiré, et que je m’installe sur mes chiottes. Ces gestes quotidiens me font un bien fou et me détendent. Ils me donnent envie de rester chez moi tout le temps. De ne jamais sortir pour faire les courses, pour travailler, pour prendre la route. J’ai envie de m’installer sur mon canapé-lit de merde, devant un dessin animé, et de bouffer du La monotonie de la vie me frappe à certains moments.
C’est le cas aujourd’hui, quand, pour la énième fois, je me déshabille dès que je rentre, que je mets mes vêtements à sécher sur le dos d’une chaise parce que j’ai encore trop transpiré, et que je m’installe sur mes chiottes.
Ces gestes quotidiens me font un bien fou et me détendent. Ils me donnent envie de rester chez moi tout le temps. De ne jamais sortir pour faire les courses, pour travailler, pour prendre la route. J’ai envie de m’installer sur mon canapé-lit de merde, devant un dessin animé, et de bouffer du chocolat et des biscuits jusqu’à la fin de mes jours.
Cette monotonie-là ne me dérange pas. C’est plutôt sortir qui me fait chier. Voir des gens, se faire aborder par des vendeuses qui veulent à tout prix te parler.
D’ailleurs, je viens juste de comprendre pourquoi les vendeuses ne veulent pas qu’on remette nous-même les vêtements en rayons. Parce que vis à vis des autres, c’est pas cool. Ça montre aux autres qu’on ne le veut pas, et quand on voit quelqu’un reposer quelque chose, en général, on ne s’y intéresse pas. C’est comme le mouvement de foule. Quand il y a du monde qqpart, on s’y intéresse, car si ça ameute autant de gens, c’est que ça doit être intéressant.
Voilà, ma petite minute de lucidité dans ce monde de fou.

J’ai l’impression que le monde part en couille, alors qu’il y a des années de ça, les gens le disaient déjà. Le monde part en couille depuis des décennies. Il ne fait que ça. Il empire. Ça me fait penser à Nicolas Hulot. Quand j’ai appris sur le net qu’il quittait les grands, j’ai pas relevé. C’est seulement la semaine dernière, quand Oliv m’a montré la vidéo de son interview à la radio, que là, j’ai compris. C’est fichu. On est totalement foutus. C’est mort. Ce monde est mort, et nous, on est pourris jusqu’à la moelle. Tout ça parce qu’on se croit plus intelligent que les animaux. Des fois, j’aimerais bien que la nature ou les animaux se réveillent et fassent leur révolution. Qu’ils montrent bien qu’on a dépassé les bornes. Qu’on crève tous, comme la pluie de météorites qui a décimé les dinosaures. J’attend un cataclysme. Bien-sûr, quand il sera là, j’aurai peur pour ma vie. Mais le monde sera enfin en paix. On est vraiment les pires animaux qui puisse exister.

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2018-09-18T18:19:36+02:00