Rose Pastel http://rosepastel.journalintime.com/ fr 2018-07-14T17:37:00+02:00 http://rosepastel.journalintime.com/J-ai-fini J'ai fini Ça y est ! J'ai fini mon travail. Je suis en vacances depuis hier soir. Notre dernier jour était plutôt chargé. Il aurait pu l'être plus, vu les appels qu'on a reçu de parents paniqués qui demandaient quels étaient nos horaires pour nos derniers jours. On a dû dire à ceux qui devaient en commander de les envoyer par la poste, car le lycée serait fermé. Il n'y aurait eu personne pour leur ouvrir. Je m'attendais à avoir le rush d'élèves-parents pour les toutes dernières restitutions. On a eu environ 7 personnes hier. Et Domi qui répétait "Comme quoi, le phoning, ça sert !" Ça y est ! J’ai fini mon travail. Je suis en vacances depuis hier soir.

Notre dernier jour était plutôt chargé. Il aurait pu l’être plus, vu les appels qu’on a reçu de parents paniqués qui demandaient quels étaient nos horaires pour nos derniers jours. On a dû dire à ceux qui devaient en commander de les envoyer par la poste, car le lycée serait fermé. Il n’y aurait eu personne pour leur ouvrir. Je m’attendais à avoir le rush d’élèves-parents pour les toutes dernières restitutions. On a eu environ 7 personnes hier. Et Domi qui répétait "Comme quoi, le phoning, ça sert !" comme si elle voulait se persuader elle-même que ses appels n’ont pas servi à rien.

Jeudi matin, notre Sup' est passée m’expliquer les dernières choses à faire. Domi s’était prise sa matinée de RTT. Pourtant, le lendemain, pas moyen de remplir les docs qu’elle voulait. Je comprenais pas. Finalement, un coup de fil à midi a tout résolu. J’ai réussi à remplir ses docs, en espérant que ce soit ça. Domi ne les a pas vraiment regardé. Elle m’a laissé géré. Et ça, entre autre, ça a du lui laisser cette impression de travail inachevé qu’elle a ressenti en sortant du lycée.

Au moment où on est sorti du lycée, donc, Domi m’a dit qu’elle avait l’impression d’avoir fait n’importe quoi. Que c’était parce qu’on avait fini à l’arrache. Moi, je crois surtout que c’est parce qu’elle m’a laissée faire des trucs importants qu’elle aurait voulu faire elle-même ou faire avec moi. Comme, par exemple, le comptage total des livres. Elle aurait voulu recompter derrière moi pour être sûre que je n’ai pas fait d’erreur. Mais elle n’a pas eu le temps.
Suite au comptage, j’ai reporté les chiffres dans le logiciel pour que la Région sache combien il y en a et éviter de faire des commandes erronées. C’était pas difficile de faire l’inventaire dans le logiciel. Il fallait faire quelques manipulations, mais ça allait. C’est donc moi qui ait fait l’inventaire. Je savais ce que je faisais. Mais elle, ne le savait pas. Et je me doutais que ça la dérangeait, qu’elle ne sache pas ce que je faisais et comment je le faisais. Elle n’avait pas le contrôle.

J’ai fait le comptage et l’inventaire jeudi. Il nous restait encore tout vendredi pour recevoir des gens, scanner leur livres et les ranger. Domi croyait qu’il fallait recompter touuuuus les livres (au lieu de noter des +1 sur papier), car avec les 7 personnes qui étaient passées, ça a faussé les comptes. Mais je me suis rendue compte que recompter ne servait à rien. Quand un livre est scanné, il s’ajoute automatiquement dans l’inventaire. Alors vous me direz, pourquoi diable devoir saisir le nombre de livres s’ils s’ajoutent automatiquement ? Bah, je sais pas trop. Logiquement, on devrait avoir 0 livres dans le logiciel au début de notre travail. Puis, lorsqu’on les scanne, ils s’ajoutent automatiquement. Je pense que j’aurai la réponse à la rentrée, lorsqu’il faudra faire la distribution.
On ne pourra pas tomber à zéro. Il nous restera forcément des livres non distribués. Des livres en trop si jamais il y a moins d’inscrits l’année qui arrive. Mais même s’il nous en restait, il y aurait le compte de ces livres sur le logiciel. Et à la fin de l’année, les livres scannés s’ajouteraient, et on aurait le compte total des manuels. Donc je ne comprend pas. Je vous dirai en Septembre si j’ai une révélation, un retournement de situation, un perso qui meure entre temps, sans vous spoiler à l’avance ;-)

Concernant Domi, j’ai eu la confirmation du genre de fille qu’elle était. Elle a beau avoir 55 ans, elle ressemble à une copine qui compte sur toi pour faire des trucs ensemble. J’explique. Hier soir, sur le chemin du retour, elle m’a demandé si j’avais renvoyé mon contrat de travail signé (tout comme le dossier d’embauche qu’on a reçu 4 jours avant notre formation, on a reçu notre contrat de travail 2 jours avant la fin du contrat… Tout est normal). Je lui ai répondu que oui. Sachant qu’elle avait reçu son contrat avant moi, je ne voulais pas attendre plus longtemps. Et là, elle me sort : "Ha je croyais qu’on s’attendrait pour envoyer notre contrat ensemble." Heu… What ? Depuis quand je dois t’attendre pour faire les choses ? Surtout que, pour un contrat de travail à signer et à retourner sous les plus brefs délais, je ne vais pas m’amuser à attendre juste pour qu’on l’envoie en même temps… Alors que tu l’as reçu avant moi… Vous voyez le truc ? C’est bizarre, je trouve. Je précise que je ne la connaissais pas avant 1 mois et demi.

Bref, j’étais bien fière de moi quand j’ai sorti le contrat, signé le contrat, mis le contrat dans l’enveloppe, mis l’enveloppe dans la boîte aux lettres en l’espace de quelques minutes. Moi qui adore remettre au lendemain, j’étais plutôt fière de moi. Et avec elle qui espérait m’attendre, il n’était pas question que je replonge dans ma procrastination pour une collègue d’intérim.

Passez un bon été, amis auteurs et lecteurs. Je reviendrai lors de ma reprise de poste !

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2018-07-14T17:37:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Derniere-semaine Dernière semaine. Hier, Domi s'est rendue compte qu'il ne nous restait plus que cette dernière semaine de travail. On finit le vendredi 13 (bouh !). Comme elle s'est rendue compte de ça, elle a décidé qu'on devrait attribuer des livres de la réserve à des élèves qui n'ont pas tout rendu. La réserve, c'est des livres qui sont à personne que des élèves nous ont ramené en disant "je l'ai en double, je sais pas à qui c'est". On a donc cherché dans les listes de classe, des élèves qui n'avaient pas rendu 1 ou 2 livres, et on les leur a attribué dans notre logiciel. Sinon, le logiciel nous dira Hier, Domi s’est rendue compte qu’il ne nous restait plus que cette dernière semaine de travail. On finit le vendredi 13 (bouh !). Comme elle s’est rendue compte de ça, elle a décidé qu’on devrait attribuer des livres de la réserve à des élèves qui n’ont pas tout rendu. La réserve, c’est des livres qui sont à personne que des élèves nous ont ramené en disant "je l’ai en double, je sais pas à qui c’est". On a donc cherché dans les listes de classe, des élèves qui n’avaient pas rendu 1 ou 2 livres, et on les leur a attribué dans notre logiciel. Sinon, le logiciel nous dira qu’il les manque, alors qu’on en avait de côté.
Moi, j’aurai préféré qu’on les attribue en priorité aux absents. Ceux qui ne sont pas venus du tout. Parce qu’il se peut qu’ils soient déjà partis en vacances et qu’on ne les revoit jamais. Tandis que là, elle a préféré les donner à des gens susceptibles de revenir pour rendre leur livre manquant. Bah, en fait il s’est passé exactement ça. Les élèves ramenaient leur livre manquant, et moi, sur l’ordi, je voyais qu’il était déjà coché, et je devais faire semblant de le scanner et de dire "C’est bon, il y a tout." Alors qu’il y avait déjà tout. Et donc, ce livre retourne à la réserve !

Il nous faudra compter tous les livres jeudi et vendredi. Sauf qu’il y aura des élèves qui restitueront jusqu’au dernier jour, à tous les coups. Notre Sup' qui nous dit au tel qu’on aura personne vendredi. Mon œil ! Même si ça serait génial et que ça nous éviterait de devoir écrire des +1 dans nos comptes préalablement comptés.

Et là, je viens d’avoir un petit con qui rend un livre à la place d’un autre et qui me dit "mais j’ai bien rendu les 7 livres, donc c’est bon." Je lui ai répondu "non, il manque espagnol". Et il continue à me sortir ça. Bah je sais que je le verrai jamais, son livre d’espagnol. Au moment de demander un numéro de tel, ce pti con me sort qu’il a pas son téléphone sur lui et qu’il connait pas son numéro ou celui de ses parents. A côté, ses deux copains qui se marrent, et moi qui prie pour que je ne sois pas en train de rougir. Ils m’ont trop énervé ! Mais c’est ma dernière semaine, et j’ai réussi à ne pas trop m’énerver sur les problèmes récurrents de ce job.

Tout à l’heure, on disait avec Domi qu’on devrait avoir des notes des correspondants d’établissement de l’année dernière. Parce que nous on envoie bien des mails et on note bien ce qui ne va pas. On a des questions à poser, comme chaque bon correspondant qui soit. Sauf que notre Sup', c’est la 1ere année qu’elle est sur ce lycée. Est-ce qu’elle aurait récupéré des commentaires ou des notes des anciens ? Pour résoudre les problèmes, pour éviter sans cesse de les répéter chaque année ? Bah non. Nous, ça sera pareil. J’ai bien envie de lister les problèmes pour qu’enfin ils soient résolus, mais est-ce que la Sup' va faire suivre ? A voir.
Au niveau du logiciel, je suis persuadée qu’à la rentrée, on ne pourra pas distribuer certains livres parce qu’en ce moment-même, leur scan n’est pas reconnu. Notre Sup' nous a appelé, on verra ça demain parce qu’elle vient. Ouais, on verra bien, ouais. Elle dira juste qu’elle sait pas, puisque c’est sa première année sur ce lycée. Mais pourtant, on ne doit pas être les seules à faire face à ce problème ! On fait comment, alors ? Est-ce qu’elle aurait l’idée de poser ses questions aux informaticiens ? J’en doute.
Moi, si à la rentrée je peux pas entrer des livres sur ce foutu logiciel, je vais péter un câble. Et je le vois arriver gros comme une maison. Ça ne me donne même pas envie de faire la distribution à la rentrée. J’espère que je vais trouver un autre job à la place. Je vais finalement faire comme tout le monde fait. Je vais fuir sans rien dire, sans donner aucun conseil aux suivants. Puisque personne ne le fait, pourquoi pas moi ? L’année prochaine, ce n’est plus moi qui râlerait. Ça me donne encore plus envie de chercher un vrai métier.

Sinon, parlant métier, j’ai envie de me donner une énième chance. Moi qui disait que l’infographie n’est pas pour moi, même en ayant déjà un bagage grâce à mon Master, je veux croire en ma chance. J’ai toujours peur de ne pas être à la hauteur car je sais qu’il y en a tellement de meilleurs que moi. Je me suis convaincue (pour combien de temps ?) de continuer mes projets graphiques à poster sur Behance. Même si j’ai pas fait BTS communication, j’ai un Master, et des projets dans mon portfolio. Je ne suis pas la plus nulle. Même si je considère que ma fac était pourrie et que j’aurai pu apprendre plus et mieux ailleurs, j’ai quand même appris des choses. Il faut que je trouve le courage de me perfectionner seule. Que je me coach seule. Que je fasse partie de forums pour poser mes questions. Que je n’arrête pas de créer. Que je tente des concours qu’Adobe ou autres proposent. Que j’investisse aussi, dans des livres, dans des abonnements de tutoriels ou que sais-je encore. J’ai toujours été économe, mais je ne veux pas être radine sur mes moyens et me plaindre ensuite que je ne suis prise nulle part et que je galère à me faire une place.

Pareil, pour mes rapports de stage… Sur internet, des étudiants graphistes sont super fiers de les montrer. Et moi ? Le design était tout simple, même pas imprimé dos carré collé. J’avais imprimé presque au dernier moment, à spirales en plastoc, un dos carton et une feuille plastifiée pour protéger la 1ere de couv' qui n’était imprimée que sur du papier standard, même pas plus épais ni rien. Je ne suis pas fière du design de mes rapports de stage, et je ne suis même pas fière de mes stages non plus. A cause de ma peur, je n’ai même pas postulé dans de grandes agences. Peur de ne pas réussir, peur de partir trop loin.

Après, je sais aussi que je me sous-estime. Presque tout le monde me dit ça, donc ça doit être vrai. Mais je suis réaliste. Je ne suis pas une grande graphiste. J’ai peur des gros projets, de ne pas être à la hauteur, de mal faire, de rater mon projet. Et c’est grave, parce que c’est à l’identité d’une entreprise que je touche. Imaginez que vous lanciez votre propre affaire et que vous me demandiez de vous créer un logo, des flyers, un site internet et tout le tintouin. Bah, si ça ne marque pas les gens, ça ne marchera pas. Vous aurez beau avoir une super micro-entreprise, faire un boulot parfait, si la com' ne marche pas, c’est foutu. Sauf si c’est un projet super novateur, genre un téléporteur. Mais dans ce cas, vous auriez décroché un prêt conséquent pour payer un bon graphiste, réussir la com' et être milliardaire.

Je pense que j’ai peur d’être vue comme un grand enfant qui dessine et qui est payée pour ça. Si jamais quelqu’un me fait ce reproche, je sais que je n’arriverais pas à lui clouer le bec. J’ai vu tellement de témoignages/commentaires sur des graphistes qui publient leurs blagues du jour. Leurs amis leur ont demandé de leur créer un truc gratuitement, alors qu’il y a passé un temps fou ! Pour réponse, leurs amis leur disent : "mais attend, tu t’es éclaté, à faire ça ! C’est ta passion, le dessin ! Pourquoi je paierais pour ça ?" Parce que tout travail mérite salaire.
Un peu comme l’histoire d’un grand artiste (je sais plus lequel) qui dessine dans la rue et qui se fait aborder par une femme qui veut absolument un portrait d’elle. Picasso croque alors son portrait, lui tend la feuille et dit son prix. La femme, outrée, lui dit : "vous demandez autant pour un dessin qui vous a pris 10 minutes ?" Et l’artiste lui répond : "Non, je demande autant pour toutes les années passées à me perfectionner pour arriver à ce portrait."
J’ai lu cette histoire sur internet, et elle est mieux écrite. Là j’ai fait de tête.

Et puis, il n’y a pas que les heures de création qui comptent. Je pense aux graphistes freelance (indépendants) qui ont créé leur micro entreprise et qui chiffrent leurs commandes en heures. Il y a aussi le temps de recherches. On fait des recherches sans arrêt, pour savoir les tendances actuelles. Avant, c’était le vintage, maintenant… je sais pas, c’est plus moderne. Même si dernièrement, le vintage revient à la mode, même au niveau du textile. On cherche aussi de l’inspiration au travers d’images, de musiques, d’œuvres d’art, etc. On va voir chez les concurrents. Si on ne le fait pas, on va tous faire la même chose et tous nos travaux seront impersonnels. Les patrons de fastfood vont tous se retrouver avec un logo représentant un gros M Jaune sur fond rouge.

Mieux que tout le reste, ce que j’aime bien concernant le graphisme, c’est la signification des signes. Des symboles. Pour un linguiste, ça revient à dire qu’il adore l’étymologie. C’est le sens premier. Genre, un rond, pourquoi ça marche mieux dans mon projet qu’un carré ? Le rond, c’est le globe, c’est la planète, la Terre, le soleil ou la lune. C’est un cercle. C’est une sphère. C’est un ballon d’enfant. S’il est orange, c’est un ballon de basket. S’il est ovale et orange, c’est un ballon de rugby… Ce sont ces significations primaires qui m’attirent. Ce sont des bases à savoir. Et il y a encore tant de choses que je ne sais pas.
Je me demande parfois pourquoi tel logo marche mieux qu’un autre. C’est parce que ce qui le compose a été finement pensé. La forme, la couleur, la texture ajoutée, le(s) sens qu’il évoque.

Regardez par exemple le logo de la NBC. On voit un éventail coloré. Mais si on regarde bien, il y a un petit trou sur une des formes. Et si on regarde mieux, on comprend que cet espace vide, c’est la tête d’un paon, et que l’éventail coloré, c’est les plumes de sa queue. CA ! J’adore ! C’est ce qu’on attend de nous. C’est l’innovation ! Utiliser l’espace négatif, j’adore. On dirait un message caché, un message subliminal. Les gens qui ont l’œil, qui sont attentifs aux détails, méritent de voir le paon.

Si vous avez aimé découvrir ce petit secret, il y a beaucoup d’autres logos comme ça. Tapez "logo message caché".

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2018-07-10T16:37:58+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Petits-problemes-en-tous-genres Petits problèmes en tous genres. Ce matin, rush de Terminales. Les résultats du bac sont tombés aujourd'hui. On a vu plus d'élèves contents que d'élèves en pleurs. Il y a eu quelques larmes tout de même. Tous les Terminales n'ont pas rendu leurs livres, donc les restants doivent sûrement passer les rattrapages. Logique de ne pas rendre les livres pour réviser ce week end. Dès lundi, petit rush des Terminales qui ont passé les rattrapages, donc. Pas grand chose à raconter à part ça. Ce matin, j'étais seule pendant 1 h. Domi a pris des RTT. J'ai pas réussi à décrocher le téléphone mobile pro qui sonnait. Ce matin, rush de Terminales.

Les résultats du bac sont tombés aujourd’hui. On a vu plus d’élèves contents que d’élèves en pleurs. Il y a eu quelques larmes tout de même. Tous les Terminales n’ont pas rendu leurs livres, donc les restants doivent sûrement passer les rattrapages. Logique de ne pas rendre les livres pour réviser ce week end.
Dès lundi, petit rush des Terminales qui ont passé les rattrapages, donc.

Pas grand chose à raconter à part ça.
Ce matin, j’étais seule pendant 1 h. Domi a pris des RTT. J’ai pas réussi à décrocher le téléphone mobile pro qui sonnait. Fallait appuyer sur la grosse touche au milieu et pas sur l’icône du téléphone vert (pas l’habitude des vieux Nokia)... D’habitude, c’est Domi qui utilise le phone.

Sinon, dernièrement, je ne sais pas trop quoi faire avec les élèves qui disent ne jamais avoir eu tel livre.
En début d’année, ils ont tous eu une liste papier des manuels qu’on leur a distribué à la rentrée. Et les livres qu’ils disent ne jamais avoir eu sont sur leur liste, et apparaissent également dans notre logiciel de la Région. On pourrait croire qu’ils nous mentent, mais ils ont l’air honnête, et moi, je suis prête à parier que les gens qui ont fait le même job que nous l’année dernière se sont tout simplement planté de livre.
Oui, parce qu’il y a plusieurs livres de maths, plusieurs livres de SVT et plusieurs livres de Physique Chimie qui ont la même couverture ! Il n’y a qu’un mot qui change : c’est soit "Spécifique" soit "Spécialité".
Du coup, on a des élèves qui rendent un Maths Spécifique et le logiciel qui veut un Maths Spécialité. Si je ne coche pas à la main (enfin, à la souris, quoi) le Maths Spécialité, le logiciel comprendra qu’il manque un Maths Spécialité, alors qu’il n’a pas été sorti du stock réel des manuels. Celui qui a été sorti du stock, c’est le Maths Spécifique que l’élève nous rend. Pfiou, du coup je suis perdue.

Et là, je suis en train de parler à Domi, et de son côté à elle, elle a au téléphone des parents qui certifient avoir acheté carrément des livres pour leur enfant… Logiquement, c’est à la Région de leur prêter et pas à eux de les acheter. Du coup, dans notre logiciel, on a des livres manquants et des parents qui veulent pas les rendre. On fait comment, encore une fois ?

En plus de ça, il y a des erreurs dans le nom des élèves, ce qui fait que Domi, qui ne trouve pas les élèves, pense qu’il faut leur créer un compte. Elle s’aperçoit seulement après que l’élève existait déjà sous un nom erroné, parce qu’elle s’obstine à taper le nom en entier dans la recherche, alors que ma Sup' et moi, on lui rabâche depuis le début qu’il faut taper les 3 voire 4 premières lettres du nom. Et non, elle ne le fait toujours pas ! On lui a dit je ne sais pas combien de fois. Notre Sup' était là, une fois, elle lui a dit, et non. Elle écoute pas. Bah tant pis pour elle. A cause d’elle, on doit faire une liste des élèves à supprimer du logiciel xD

Ce sont tous des petits problèmes de travail, et franchement, je ne me monte pas la tête pour ça. J’essaie de me détacher des problèmes tout en faisant mon travail du mieux que je le peux. Heureusement quand même je ne fais pas ça à plein temps.

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2018-07-06T15:44:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Colis-livreur-et-petit-pois Colis, livreur et petit pois. Trop de boulot pour écrire aujourd’hui, alors j’écris ce soir. Ce matin, je me suis sentie comme l’héroïne dans "Le Diable s’habille en Prada" (quand elle galérait au début). Si vous ne l’avez toujours pas vu, je vous le conseille, c’est un bon film. Pas un chef d’œuvre pour moi, mais c’est toujours un bon moment de passé plutôt que de regarder bêtement le foot. Je sais que je ne devrais pas dire ça, car c’est pas le bon moment, et qu’il y a trop de gens qui aiment le foot, mais allez vous faire foutre car je dis ce que je veux ici. Bref, j’ai été chargée Trop de boulot pour écrire aujourd’hui, alors j’écris ce soir.

Ce matin, je me suis sentie comme l’héroïne dans "Le Diable s’habille en Prada" (quand elle galérait au début). Si vous ne l’avez toujours pas vu, je vous le conseille, c’est un bon film. Pas un chef d’œuvre pour moi, mais c’est toujours un bon moment de passé plutôt que de regarder bêtement le foot. Je sais que je ne devrais pas dire ça, car c’est pas le bon moment, et qu’il y a trop de gens qui aiment le foot, mais allez vous faire foutre car je dis ce que je veux ici.

Bref, j’ai été chargée d’une mission spéciale ce matin. Un truc que je n’avais encore jamais fait au boulot. Mais je vous mets dans le contexte d’abord.
Le colis, c’était pour ce matin. Il est arrivé en retard, comme prévu. Comme je l’ai dit, je suis restée très détachée pour ne pas prendre tout personnellement et donc me ruiner la journée. Après tout, si le colis est en retard ou n’arrive pas, ce n’est pas du tout de ma faute. Ça m’a fait du bien de ne pas m’énerver pour rien :)
Notre Supérieure était à l’heure. Elle voulait être là pour le premier jour des essayages des tenues des élèves Pros (tsé, blouses blanches, sabots, habits de cuisine ou d’infirmière ou autre), pour voir de quoi il en retournait, pour que tout roule l’année prochaine, je l’espère pour elle et pour les futur-es correspondant-es d’établissement, dont je ferai peut-être partie si je suis assez folle pour retenter l’expérience.

Et comme tout le monde se doutait que le colis allait arriver en retard, notre Sup’ nous sort que ça serait bien qu’il y ait des croissants et des petits pains (chocolatines pour les sudistes, mais je ne vais pas relancer le débat, surtout avec ce que j’ai dit sur le foot plus haut. Je ne veux pas risquer ma vie, là, quand même.). Ainsi, on ferait patienter les parents et les élèves qui avaient été appelé au préalable pour qu’ils viennent à l’essayage. Encore une fois, c’pas moi qui ai fixé la date des rendez-vous, donc les gens qui attendent, j’ai rien à leur dire. Même si j’ai quand même bavardé - je me suis plains - de tout ce que je suis en train d’écrire présentement.

Et donc, c’est ki ki est allé chercher ces fameuses viennoiseries ?
Bah oui, c’est bibi ! Après, franchement, ça ne m’a absolument pas dérangé. J’étais contente de partir en balade acheter de la bonne bouffe pendant qu’elles se chargeaient des élèves qui rendaient leurs manuels et des gens qui attendaient l’essayage dans la joie et la bonne humeur d’un lundi matin, tôt, sans colis. Bon, au passage, Mademoiselle la Sup’ voulait son sandwich et son Coca. À la boulangerie, j’ai donc pris la formule Sandwich+boisson+dessert gratuit au choix. Comme je voulais 7 croissants et 3 petits pains, au lieu de me faire passer 1 petit pain en dessert gratos pour la formule, la boulangère m’en a fait passé 2 ! ! :D Elle a du être contente d’avoir une grosse commande dès le matin ^^ Pour patienter, le boulanger m’expliquait que le sandwich Poulet-Gruyère que je voulais, en fait, il aurait dû s’appeler le Poulet-Emmental. Ouais, parce que le Gruyère c’est Suisse (un fromage sans trou) et l’emmental, c’est Français (celui avec les trous). Ouais parce que lui, il a travaillé en Suisse, et qu’on dit gruyère là-bas, et tout… Fin bref, la machine à taper les commandes marchait pas. La mise à jour du logiciel s’était bloqué sur 30%. J’ai proposé, en jeune qui utilise ordi-tablette-smartphone qu’il faudrait peut-être redémarrer. Ils l’ont pas fait. Ou ils l’ont fait quand je suis partie. Mais j’ai quand même pu payer par carte. Ma Sup’ m’avait confié sa carte bancaire !! ! Avec écrit PREMIUM dessus, ou un truc du genre !! ! Et elle m’avait filé son CODE BANCAIRE !!! ! O_O j’étais choquée ! Elle me l’avait écrit au stylo sur la main - "Te lave pas les mains. Haha." de Domi - pour finalement payer sans contact ^^

— Fin de ma mission spéciale —

En fait, notre Sup’, c’est comme une copine. Elle nous parle de ses histoires de cœur, de son chien… et elle nous confie sa carte bancaire, à l’aise, comme ça. Aujourd’hui, elle nous a dit qu’en fait, elle bosse même pas à plein temps en CDI pour la Région. Elle a fait comme nous : elle a postulé comme Correspondante Locale cette année sur le site de la Région. Elle a l’air tellement à l’aise dans ce qu’elle fait qu’on dirait qu’elle le fait depuis toujours ! En fait, elle postule juste tous les ans pour faire le même truc parce qu’elle aime bien, en attendant de pouvoir bosser à l’étranger. C’est son rêve.

Je suis revenue dans la salle les bras chargés de la douce odeur de viennoiseries fraîchement préparées ce matin. Ma Sup’ arrivait pas à joindre l’accueil du lycée, car la femme de l’accueil a carrément 3 lignes pour elle toute seule, et que les inscriptions de l’école débutaient aujourd’hui ! Elle était débordée. Du coup, ma Sup’ a appelé le livreur pour savoir où il en était. Il était bien arrivé en ville, mais notre colis était tout au fond du camion. Il devait faire dans l’ordre, sinon il perdrait trop de temps. Elle lui a alors proposé un point de rendez-vous pour qu’elle récupère le colis pour aller plus vite. Il a refusé car il aurait perdu trop de temps. Et puis, si tout le monde lui fait le coup et qu’il doive attendre après eux, il a perdu sa journée. Elle faisait patienter les gens comme elle pouvait, puis à un moment donné, elle était au téléphone puis elle est partie pour aller à l’accueil ou dans les bureaux. Elle avait dit aux parents qui attendaient que le colis était arrivé et qu’elle allait le chercher. Quand j’ai su ça, je me suis dit qu’elle essayait de gagner du temps. Et bah en fait, elle était bien remontée à l’accueil, mais elle attendait le livreur en bas de la route. Quand il s’est pointé, elle est carrément montée dans son camion pour aller chercher le colis ! Je pense qu’au final il lui a repris des mains parce qu’il devait peser, parce que quand ils sont venus dans la salle, c’est lui qui le portait. Mais, tellement motivée la meuf qu’elle aurait accepté de faire le boulot du mec !

Quand j’ai vu le colis arriver, j’ai aidé la Sup’ à déballer, parce que les parents commençaient déjà à s’arracher les produits comme si c’était les soldes xD On n’avait là que les échantillons, donc 1 fringue de chaque taille. Les élèves essayent, on note la taille qui leur va, et ils nous les rendent. La Sup’ commandera les tenues à leur taille et ils prendront les fringues à la rentrée. On a tout bien disposé sur une table, effet comptoir. Il m’a fallu quelques passages pour comprendre comment présenter les choses aux gens. Quand ils viennent, on prend le nom, on leur conseille d’essayer une taille en regardant vite fait l’élève. Ils essayent une blouse blanche, un haut et un bas bleu entre la Taille 0 (34-36) et la Taille 5 (40 et +). Pour ça, ils vont dans une salle dédiée à l’essayage qu’on a choisi le matin même à l’arrache parce qu’on avait les clefs. Heureusement, on avait tout plein de salles disponibles dans notre bâtiment, contrairement à d’autres lycées où ceux qui font le même job que nous sont dans une mini salle, coincés entre 4 piles de livres. Quand certaines se croyaient dans une cabine d’essayage de magasin, il a fallu aller les pousser parce que les 10 personnes derrière s’impatientaient.

Domi faisait les restit’ et la Sup’… bossait de temps en temps, quand elle le voulait. Plus de la moitié de la classe est passée en essayage aujourd’hui. Il y en aura sûrement demain. J’ai dû aller à la vie scolaire pour prendre les N° de tel des absents pour les appeler demain et fixer une date. Au passage, je suis allée dans les bureaux de la direction pour demander des documents que la Sup’ nous a demandé. Et quand elle m’a expliqué ce qu’elle voulait… Là… Ça m’a fait bien chier.

Vous savez, cette histoire de doublons… Eh oui ! Ces fameux doublons ! Encore eux !
Notre Sup’ non plus ne les aime pas, hein. Elle les évite, même. Mais la pauvre, ils sont pourtant bien là.
Elle nous a dit - et je n’étais pas sous l’emprise de la drogue, le soleil ne m’a pas fracassé le crâne, et je ne sombrais pas dans la folie due à la déshydratation - qu’il va falloir qu’on lui envoie tous les noms des élèves qui ont des doublons (il y en a trop), pas sous format papier (ce qu’on a) mais sous format informatique (ce qu’on n’a absolument pas). Du coup, il fallait qu’on demande à la secrétaire qu’elle nous envoie les listes de toutes les classes sous format Excel ou Word. Elle était pas dans son bureau. Madame PetitPois (un faux nom, hein), la sournoise, est venue pour savoir ce que je foutais là. Je lui ai dit qu’il me fallait toutes les classes… Excel… blabla… par mail. Et elle ! Elle m’a sourit, d’un sourire qui veut dire "Haha, je peux rien pour toi, ma vieille. Chacun ses problèmes, démerde-toi !" Qu’est-ce qu’elle m’énerve, elle ! Alors, je me trompe peut-être, mais je la sens pas.

Déjà, de la manière dont elle nous a accueilli lors de notre première journée, je savais que c’était pas gagné avec elle. Apparemment, c’était à elle de nous montrer notre salle. Quand on a réussi à la choper dans les couloirs de la direction, elle partait en réunion et elle était énervée qu’on arrive comme un cheveu sur la soupe pour sa réunion, et qu’elle pouvait rien pour nous. Du coup, on a été voir qqn d’autre, et on est tombé sur une femme adorable ! Elle nous a conduit à notre salle, puis notre Sup’ est arrivée, et enfin, la PetitPois avait fini sa réunion et nous a rejoint. J’avais même pas eu l’impression de l’avoir entendu dire bonjour à notre Sup’, déjà. Elle est arrivée, et elle lui a demandé quasi de but en blanc pourquoi elle n’avait pas répondu à son message, car elle attendait une confirmation pour notre venue, et que comme la Sup’ avait pas répondu, elle se disait que c’était repoussé et n’avait rien prévu. Très cordialement, très pro, notre Sup’ a bien expliqué calmement qu’elle avait en fait oublié son portable pro dans un des lycées dans lesquels elle vadrouille pour les restit’ des livres. Ça lui a cloué le bec, à la grosse Graine !
Depuis, je fais tout pour pas la croiser, celle-là.

Je voulais aussi parler de ma Sup’ et du livreur. Il a déposé le colis et il est parti. La Sup’ nous a dit plus tard : Vous avez vu le livreur ? Il était trop mignon !
En fait, ce n’était pas le livreur que je regardais, moi. C’était surtout le colis qu’il tenait et qu’on attendait de pied ferme ! Bref, elle l’a trouvé canon, dans son t-shirt rouge pétant, avec son petit cul moulé dans son Jean et des muscles saillants qui ressortaient parce qu’il portait le paquet… Oui, en fait, je l’ai vu aussi. Mais pas son visage, juste son corps. Et quand on voit un corps bien fait, on a du mal à s’imaginer un visage moche. Je pense avoir aperçu la forme de son visage, car je l’ai pas vu de face. J’ai vu son profil de ¾ par derrière. Je sais pas si vous comprenez, mais bref. Je ne l’ai vu qu’une seconde. Qu’un quart de seconde. Qu’une micro seconde. Et pourtant, je me souviens de ses vêtements. Dingue !
Elle a posé 3 fois cette même question dans la journée, et comme je m’en doutais, elle l’a branché. Elle lui a envoyé un texto du style : "Merci pour le colis. Dommage que vous soyez pas resté plus longtemps…" On sent la perche tendue. Et je suppose qu’elle aussi, a dû mettre les trois petits points qui veulent tout dire. Ils se sont échangé des textos - pendant que NOUS on bossait xD - où il lui a proposé de venir chez lui dans sa piscine, qu’elle pouvait pas à cause de son chien (qui fait la taille d’une moto… je vous jure, je l’ai vu car elle s’est ramenée au lycée avec à cause d’un RDV véto.), alors il voulait s’inviter chez elle, mais avant, invitation dans un bar de la ville le soir-même.
J’étais un peu contente pour elle. Elle a quarante ans et je pense qu’elle a subi une rupture difficile où elle voulait pu personne pendant un moment, et où ses copines lui ont dit au bout d’un moment de se remettre en selle. Ce qu’elle fait. Mais alors, plein pot ! Parce que la semaine dernière, elle flashait sur un pion ! J’aurais du mal à faire comme elle ! Elle est sûre d’elle et tout. Moi, face à un canon, j’aurai trop peur de lui adresser la parole ! Les sms ont dû aider, je suppose. C’est plus facile à distance qu’en face.

colis

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2018-07-02T21:32:50+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Putain-de-colis-Putain-de-gens Putain de colis. Putain de gens. Aujourd'hui, je suis de mauvaise humeur. Je sais pas, ça doit être à cause de la pleine lune. Ou je me cherche des excuses. Le monde du travail, c'est chiant. Y'a toujours des imprévus, des gens qui veulent pas bosser et qui te ralentissent, des trucs qu'on t'impose et qu'on te remercie après de l'avoir fait (heureusement, d'ailleurs) alors qu'on a subi et qu'on ne puisse que répondre "ah mais de rien, c'est normal...(connard !)" D'un colis qu'on attend pour une occasion spéciale, qui n'arrive pas plusieurs jours plus tôt mais le jour-même de cette occasion, faisant attendre plein Aujourd’hui, je suis de mauvaise humeur.
Je sais pas, ça doit être à cause de la pleine lune. Ou je me cherche des excuses.

Le monde du travail, c’est chiant. Y’a toujours des imprévus, des gens qui veulent pas bosser et qui te ralentissent, des trucs qu’on t’impose et qu’on te remercie après de l’avoir fait (heureusement, d’ailleurs) alors qu’on a subi et qu’on ne puisse que répondre "ah mais de rien, c’est normal...(connard !)"
D’un colis qu’on attend pour une occasion spéciale, qui n’arrive pas plusieurs jours plus tôt mais le jour-même de cette occasion, faisant attendre plein de gens qui venaient uniquement pour le contenu du colis parce qu’on peut pas tout déballer en 2 secondes.
Une Sup' qui doit te rappeler, qui le fait pas. Qui peut pas répondre à tes questions parce qu’elle connait pas la réponse et qu’on doive se démerder alors qu’on n’y connait rien.

Heureusement, il y a des gens qui sont de bonne humeur et qui la communiquent. Il faut que j’aspire leur joie pour pas paraître comme une vieille ronchonne qui fait la gueule. Même si on a le droit de faire la gueule de temps en temps. Faut pas pousser. On peut pas toujours être au top. Les gens parfaits, ça n’existe pas.

Heureusement que Domi est là. Je la laisse parler aux élèves, sinon moi, je les aurai mordu depuis 9h ce matin. Pas envie de parler. Sauf pour me plaindre. C’est tellement facile de rager contre le monde, plutôt que d’essayer de tout résoudre. D’ailleurs, j’essaie de prendre du recul sur mon travail. De pas prendre trop mon travail à cœur, car ça me bouffe et je suis mal pour rien. Parce que ça sera bientôt fini et je n’en entendrais plus jamais parler. Sauf si je recommence l’année prochaine et que la Région me reprend.

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2018-06-29T10:32:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Restitution-des-1eres Restitution des 1ères Les élèves de 1ère commencent à venir de plus en plus nombreux depuis hier matin. Ça doit être leur période de restitutions des manuels. Pour les 2ndes, un planning a été prévu début Juin avec les heures et les classes réparties sur 3-4 jours. Pour les Terminales, les pions leur ont dit de rendre leurs manuels en même temps qu'ils iraient voir leurs résultats du Bac, le 6 Juillet. Donc on s'attend à un rush le 6 (un vendredi T-T). Mais pour les 1ère, c'était le flou total. Alors on prend comme ça vient. C'est ce qu'on a fait depuis le début. Vu que notre Supérieure Les élèves de 1ère commencent à venir de plus en plus nombreux depuis hier matin. Ça doit être leur période de restitutions des manuels.
Pour les 2ndes, un planning a été prévu début Juin avec les heures et les classes réparties sur 3-4 jours. Pour les Terminales, les pions leur ont dit de rendre leurs manuels en même temps qu’ils iraient voir leurs résultats du Bac, le 6 Juillet. Donc on s’attend à un rush le 6 (un vendredi T-T).
Mais pour les 1ère, c’était le flou total. Alors on prend comme ça vient.

C’est ce qu’on a fait depuis le début. Vu que notre Supérieure s’occupe de ce lycée pour la 1ère fois, elle nous donne les infos au compte-goutte. Ce qui m’énerve le plus, c’est quand on a fini de faire un truc - ranger par filière les manuels du garage dans la salle 2 - qu’on se dit qu’il y aura pu besoin d’y toucher, donc on s’ennuie et on traîne sur le net, et que notre Sup' nous appelle 3 jours plus tard pour nous dire que maintenant, on peut les compter et mettre de côté ceux qui serviront jamais (les trop vieux, qui sont au garage depuis Mathusalem). (La vache, ça fait une longue phrase, ça.)
Pourquoi est-ce qu’elle nous a pas tout dit en même temps ??? ? On aurait pu enchaîner ! Et pas être dérangés par les 1ères qui rendent leurs livres ! Non, je sais pas. Ou alors elle croit qu’il nous faut une semaine pour ranger une centaine de livres, et encore.

D’ailleurs, je vais lui laisser un message pour lui demander ce qu’on doit faire concrètement des livres qu’elle veut virer. En ce moment, Domi les remet en carton et les enferme, avec du scotch, et inscrit dessus quels livres sont à l’intérieur. C’est bien, c’est une bonne initiative. Moi, je les aurai simplement mis pêle-mêle dans les cartons sans fermer avec du scotch, vu que les techniciens ont fait ça pour le garage. Des fois, je me dis que Domi s’embête à faire des trucs peut-être en trop, mais c’est parce qu’elle est perfectionniste. Et on la félicite pour ça. La cheffe de la Région l’a appelée pour lui dire qu’ils la reprenaient pour la distribution en Septembre… Et pas moi T-T

Début Juillet, il va falloir qu’on finisse tout. Que Domi rappelle ceux qu’elle avait déjà appelé pour qu’ils viennent rendre leurs livres manquants, et qu’elle insiste. Qu’on scanne les derniers livres des retardataires. Qu’on compte et recompte les piles, qu’on envoie les chiffres pour les commandes.

Et je me suis rendue compte d’un truc qui nous a fait chier aux restit et qui va continuer à nous faire chier à la distri (si je suis acceptée)...
La plupart des livres sont protégés. Certains ont même de belles protections en triangles à chaque coin… C’est beau, et c’est une mignonne intention de vouloir protéger les coins. Parce qu’en général, c’est à ce niveau-là que les livres s’usent. C’est juste que… la personne qui a inventé ces coins triangles est une grosse connasse ! Ça cache les putains d’ISBN qu’on doit scanner ! Et aller vas-y que j’peux pas scanner à cause de ce foutu bout de papier ! En plus, quand y’a du monde, faut aller vite. Bah soit on arrache la belle protection que l’élève a payé, soit on scanne un autre livre, mais vu que les ISBN sont pas les mêmes en fonction des séries, on se retrouve avec un putain de doublon ! (voir l’article "Correspondante d’établissement")
Alors parfois, ça me fait sourire quand je vois que le coin a été arraché par ceux d’avant, qui faisaient le même boulot que moi l’année dernière. Ils ont du rager tout autant que moi. Je me sens moins seule. Des fois, je me doute qu’il y a aussi dû y avoir des protections entières de livres qui ont du voler. Moi perso, c’est ce que je fait quand j’ai le temps. Le manuel se retrouve nu… et l’élève la recouvre une nouvelle fois… avec ces putains de protections à coins triangulaires.

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2018-06-28T11:26:12+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Une-jolie-petite-histoire Une jolie petite histoire Dans la période du Moyen-Âge, les hommes revenant de guerre ne se comptaient que par dizaine, entraînant une sous-population du Royaume. Les paysans connaissaient la famine et les maladies. Les récoltes, dont s’occupaient tant bien que mal les femmes et les personnes âgées, diminuaient par manque de personnel. Lorsque le peuple riche ne mangea plus à sa faim, le Roi décida de relancer la croissance démographique. Les femmes riches connurent leur vague de grossesses, contentes de produire une descendance de la Haute. Mais la population n’était toujours pas assez élevée, alors Dans la période du Moyen-Âge, les hommes revenant de guerre ne se comptaient que par dizaine, entraînant une sous-population du Royaume. Les paysans connaissaient la famine et les maladies. Les récoltes, dont s’occupaient tant bien que mal les femmes et les personnes âgées, diminuaient par manque de personnel. Lorsque le peuple riche ne mangea plus à sa faim, le Roi décida de relancer la croissance démographique. Les femmes riches connurent leur vague de grossesses, contentes de produire une descendance de la Haute.

Mais la population n’était toujours pas assez élevée, alors le Roi envoya chercher les plus belles et jeunes paysannes aptes à procréer, les fit laver, leur fit porter de belles robes et du maquillage, leur assigna une chambre dans son immense château, et les proposa aux hommes riches. Ces femmes de ferme étaient traitées comme des femmes de noblesse en apparence pour ne pas rebuter les mâles riches. Elles avaient été arrachées à leur ancienne vie de famille, emprisonnées contre leur gré dans un palais doré, et engrossées comme des bêtes.
Un millier de paysannes occupa alors la majorité du château, offertes à la trentaine d’hommes riches disponibles qui se glissaient dans les chambres selon leurs envies, ainsi que quelques gardes censés empêcher les jeunes femmes de s’enfuir. Les bébés qui naissaient étaient arrachés à leur mères pour que les nurses s’en occupent. Il n’était pas question de renvoyer les bébés et les femmes dans leur taudis parmi les malades. Si bien que les enfants bâtards se confondaient avec les enfants nobles, et les femmes ne pouvaient retourner chez elle qu’après l’âge limite de conception ou qu’avec remplacement par une plus jeune.
Le temps passait et le Roi put repérer les femmes non fertiles pour les renvoyer chez elles et faire de nouvelles sélections chaque année. La Reine put le conseiller quant au moment le plus fécond chez la femme : la période d’ovulation d’une durée de 5 jours environ. Comme chaque femme était réglée différemment, la médecine créa une pilule quotidienne permettant de faire coïncider leur période d’ovulation. Ainsi, un groupe de 30 femmes sur mille, dans leur période la plus féconde, était présenté aux 30 hommes nobles. La pilule était prise en décalage selon les groupes pour que, lorsque l’ovulation d’un groupe dépassait les 5 jours, l’ovulation d’un second groupe débutait.

Dans le Château, les campagnardes ne côtoyaient jamais les riches, femmes comme hommes, en dehors de la procréation. Elles ne mangeaient pas dans le Grand Salon, n’avaient pas accès aux mêmes endroits pour se promener dans les jardins royaux, et ne dormaient pas dans les mêmes dortoirs.
Or, le Roi, fier de cette invention médicinale, voulu fêter cette nouvelle ère en faisant la fête et en unissant les riches et les génitrices pauvres. Ainsi, l’on se réunissait dans la salle de bal. Le Roi et la Reine sur leur trône, les femmes nobles dans le public, les hommes nobles alignés face à la rangée de paysannes mises en pâture aux mâles. Les règles étaient simples : une fois sur deux, les hommes choisissaient leur belle. L’autre fois, c’était aux femmes pauvres de choisir leur partenaire.
Quelques femmes nobles étaient nommées pour servir d’arbitre. On les appelait les "Opteuses", venant du verbe opter. Elles surveillaient les choix pour qu’aucun couple ne se retrouve plus d’une fois dans les 5 jours. Peut-être avait-on peur d’une histoire d’amour, ou bien d’un harcèlement.
Le Roi commençait la cérémonie par quelques mots, et finissait toujours par sa phrase mythique : "Choisissez votre partenaire." Les candidats s’avançaient alors vers la personne du sexe opposé de leur choix. Au début, plusieurs femmes des champs ne voulaient pas choisir. Les Opteuses devaient alors choisir pour elles et les amener vers un homme impatient. Avec le temps, les femelles primitives comprenaient que ne pas se présenter face à un homme rendait leur tâche plus difficile. C’était leur punition pour ne pas avoir obéi au Roi, et un affrontement à l’égo de l’homme non choisi, qui leur donnait pourtant le privilège de se proposer à elles. Lorsque plusieurs personnes avaient choisi une même conquête, les Opteuses intervenaient une nouvelle fois pour les redistribuer.
Puis, les gardes masculins guidaient chaque couple dans une chambre pour y faire leur affaire. Ils pouvaient y rester le temps qu’ils voulaient, partir manger, faire leur toilette dans la salle d’eau ou partir en promenade surveillée. Qu’importe l’endroit, l’originalité était présente.
Le deuxième jour, la cérémonie se répétait. Les Opteuses, qui avaient acquis une excellente mémoire, se jouaient d’un malin plaisir à casser les couples qui tentaient de se retrouver. Car, malgré leurs conditions, beaucoup de paysannes s’étaient plu de leur nouvelle situation. Elles jouissaient en effet de beaux appartements royaux, de belles robes, d’une hygiène irréprochable, et plus tard, de magnifiques bijoux dont les nobles ne voulaient plus, ceci pour ne pas rebuter les hommes riches qui ne se voyaient pas côtoyer des femmes laides et crasseuses. Elles étaient tombées amoureuses de leur nouvelle vie, et parfois même d’un homme avec qui elles passaient de bons moments.
Il était devenu difficile de tromper les Opteuses, même en laissant passer quelques jours pour ne pas attirer les soupçons. L’on s’occupait alors de décaler leur pilule aux impétueuses sauvageonnes. La garde surveillait d’encore plus près les amoureux ou les pervers, sachant que les femmes hors période d’ovulation avaient l’interdiction de fréquenter des hommes. Car faire l’amour pour le plaisir était interdit. Sauf, évidemment, pour les nobles.

Le premier jour d’une nouvelle année, la Reine mourut. Au même moment, une nouvelle vague de paysannes arrivèrent au château. Parmi elles, une jeune femme de 19 ans, qui était sans conteste la plus belle de toutes. Ses yeux verts pomme hypnotisaient les regards qu’elle croisait. Sa chevelure dorée illuminait la pièce dans laquelle elle entrait, avec d’interminables boucles blondes rebondissant sur son corps à chacun de ses pas délicats. La courbe de son corps était encore indéterminée, du à son jeune âge, mais l’on savait que dans quelques années, elle ressemblerait à une déesse. Ses petits seins pointus n’avaient pas encore fini leur croissance. Ses hanches n’étaient pas encore assez larges pour la considérer comme une bonne porteuse, mais sa silhouette excitait plus qu’il ne fallait les hommes en rut.

Avant son entrée au château, Ruby avait entendu maintes histoires, toutes plus folles les unes que les autres, depuis que les premières femmes furent enlevées à leurs foyers. L’on connaissait la nouvelle loi officielle qui consistait à emprunter des femmes pour relancer la démographie. Mais personne ne savait ce qu’il se passait réellement derrière les murs impériaux, et inventaient des légendes. Les histoires les plus effrayantes racontaient qu’elles subissaient des viols répétés, ou qu’on leur retirait des morceaux du corps pour fabriquer des nouveaux nés. Les histoires les plus féeriques évoquaient des mariages grandioses avec le mari de leur choix, d’où découleraient une famille heureuse comprenant des dizaines d’enfants, ou bien des voyages lointains d’où les femmes ramèneraient des hommes et des enfants étrangers.

Au début, lorsque les premières femmes non fécondes furent rendues à leur ancienne vie, elles étaient soulagées de quitter ce Château infernal. Et puis, lors de l’apparition de la pilule et des fêtes, les revenantes étaient moins perturbées. Certaines auraient même voulu y rester. Déprimées de revenir à leur labeur de petit peuple, elles ne voulaient pas travailler. Celles qui retrouvaient leur ancien mari ne souhaitaient plus du tout procréer avec eux. Ou, au contraire,d’autres ne pouvaient plus se passer de leur traumatisme sexuel, remerciant le Seigneur d’avoir toujours des hommes à portée de corps. Ruby comprit que les femmes de ferme étaient de plus en plus respectées par les nobles. Elle savait que son tour allait bientôt arriver. Elle s’y préparait.

Dès que Ruby entra dans la forteresse royale, elle fut escortée dans une chambre comprenant 9 femmes qu’elle ne connaissait pas. Certaines étaient là depuis le début de la réforme, et frôlaient leurs 30 ans. Les plus jeunes avaient la vingtaine. C’étaient elles les plus bavardes et souriantes, folles de joie de recevoir une nouvelle amie. Elles ont expliqué à Ruby le système de la pilule et de la fête, bien que Ruby soit déjà au courant de tout. Elles partageaient chacune de leurs aventures avec les hommes nobles, n’oubliant pas les détails excentriques. Bien-sûr, elles pouvaient parfois tomber sur un gars bizarre, mais en général, tout se passait bien. Seules les deux plus âgées étaient plus réservées et moins heureuses. Ruby les comprenait à travers leurs cicatrices qu’elle a pu entrevoir durant l’heure du bain.
Ruby écoutait avec attention. Elle examinait les lieux en se promenant dans chaque recoin du Château, dans les couloirs et les jardins, à la limite des frontières entre le peuple pauvre et le peuple riche. Parfois, dehors en contrebas, elle pouvait apercevoir, à travers les lourds rideaux de la Tour, un partie d’appartement noble. Un jour, elle y aperçut un homme. Dès qu’il la vit, l’homme de la Tour ne la quitta plus des yeux. Ruby dû se détourner pour mettre fin à cette communication insistante qui durait trop longtemps à son goût. Mais son effet fut foudroyant. Le lendemain à la même heure, le même homme guettait l’arrivée de sa princesse. Ruby avait attiré l’attention de quelqu’un qui n’était pas laid à ses yeux, mais assurément plus âgé qu’elle. Elle jouait de son regard envoutant, et cela marchait à merveille. Elle venait de le conquérir en quelques regards. Qu’est-ce que cela serait avec la parole ! Durant ses promenades, Ruby s’était dénichée un petit refuge dans un grenier oublié, telle une Cendrillon avant l’heure, remontant des livres et autres bibelots pour être plus à l’aise que dans sa collocation.

Enfin, le jour de son ovulation fut arrivé, ainsi qu’à ses amies de chambre. Elles furent réveillées tôt par un garde. Elles devaient se préparer à la salle d’eau pour se nettoyer, se pomponner et s’habiller. Pour les filles, c’était le moment tant attendu après des semaines d’abstinence. Elles étaient encore plus folles que d’habitude, à se demander quel parfum se vaporiser, si elles devraient porter leur robe préférée durant leurs 5 précieux jours, s’échangeant les bijoux et accessoires, et se partageant les rouges à lèvre. La salle de bain était inondée d’un brouhaha assourdissant. Ruby était bouche bée devant toutes ces jolies affaires, quoique très dépaysée. À la ferme, elle portait les mêmes vêtements durant des semaines. Aujourd’hui, elle n’avait jamais senti aussi bon. Ses pores étaient encore incrustées de l’odeur du fumier, mais ça la rassurait. Le savon dont elle venait de se frotter le corps lui suffisait. Les filles voulaient lui appliquer un soin du corps, puis lui vaporiser de l’eau de toilettes, mais elle ne trouvait pas utile d’ajouter quoique ce soit d’autre. Comme elle était incapable de se maquiller, les filles se sont occupées d’elle comme des sœurs. Elle était encore plus belle que ses premiers jours au château.

Quelques heures plus tard, le groupe de femmes était fin prêt au sacrifice. Elles furent accompagnées par les gardes dans la salle de bal. La salle était immensément… vide. Pas de banquet ni de chaises. Seulement des bancs pour les femmes nobles dans le public, et le trône du Roi. Elles se placèrent en ligne au milieu de la pièce, et attendirent. Quelques minutes plus tard, l’orchestre s’installa, et joua dès que les gens de la haute entrèrent. Les femmes s’installèrent dans les gradins en babillant. Les hommes apparurent enfin et s’alignèrent face aux ravissantes campagnardes. Enfin, le Roi fit son entrée par sa porte personnelle. Tous les regards étaient tournés vers lui, y compris celui de Ruby. Celle-ci, comme à son habitude, repérait la salle et écoutait le discours du Roi avec attention. Elle eut de la chance. Cette fois, c’était au tour des femmes de choisir leur homme. Elle avait déjà examiné tous les hommes face à elle, analysant leurs vêtements et leurs mimiques pour deviner leur personnalité. Et elle savait lequel choisir.
La phrase légendaire a raisonné dans la salle. "Choisissez votre partenaire." Toutes les femmes se sont avancées vers l’homme de la journée. Toutes, sauf une. Ruby. Une Opteuse commençait déjà faire quelques pas vers elle, mais Ruby bougea. Elle traversa l’immense salle de sa démarche gracieuse, faisant claquer ses petits talons sur le parquet ciré. Lorsqu’elle mis le pied sur le tapis royal, les gardes brandirent leur lance vers la jeune femme sans défense. Celle-ci s’immobilisa devant les pointes de fer. Le Roi dit alors : "Que faites vous ?" Ruby ne répondit pas. Elle savait qu’il lui fallait l’autorisation de parler. Le Roi reprit : "Pourquoi êtes-vous venue jusqu’à moi ? Répondez." Ruby dit tout simplement : "J’ai choisi." Le Roi éclata de rire, et le public ne tarda pas à faire de même exagérément. Mais Ruby était sérieuse. Elle regardait le Roi de ses yeux perçants. La salle se calma, et le Roi sourit. "Tu m’amuses. Et tu es très belle. Tu vas m’accompagner pour cette fois." Les couples furent accompagnés dans leur chambre. Seul au milieu de la salle, demeurait l’homme de la Tour.

Pour la première fois, un homme n’avait pas de partenaire. Ça, c’était l’œuvre de la petite Ruby, qui savait ce qu’elle voulait. Pourquoi choisir un pion lorsqu’on peut avoir le Roi ? La mort de la Reine étant récente, le Roi avait également besoin d’attention, et cela jouait en faveur du plan de Ruby.
Ruby avait entendu beaucoup de choses concernant la drague et l’amour grâce aux femmes "rescapées", mais elle ne les avait jamais mises en pratique. Elle attendait le bon, et elle l’avait enfin devant elle. Elle eut accès au lit royal dans lequel ils s’ébattirent pendant un court instant, car le Roi avait beaucoup à faire. Lorsque du sang se mit à couler. Le Roi vit ses draps rouges et comprit qu’il avait enlevé sa virginité à Ruby. Cette petite l’étonnait de plus en plus, et cela lui plaisait. Il se dit que c’était la seule fois qu’il s’autoriserait cet écart, mais le stress de ses affaires le fit revenir sur sa décision. Il demanda à ses gardes d’aller quérir la belle même hors période d’ovulation. Plus tard, il la sortait du jeu pour l’avoir pour lui seul, et l’installa dans des quartiers voisins aux siens. Si bien, qu’il put la voir quand il le voulait. Le plan de Ruby marchait merveilleusement bien. Elle avait dit au revoir à ses colocataires, qui n’étaient pas les seules à l’envier. Elle n’était cependant pas acceptée par la noblesse, car les femmes nobles étaient jalouses qu’une roturière puisse avoir le Roi. Elle ne pouvait toujours pas manger ni se balader avec eux. Elle s’est faite enfermée dans une tour dont seul le Roi avait la clef.

Au début, elle écoutait beaucoup le Roi, muette. Ensuite, elle glissait quelques phrases bien placées. Au bout d’un moment, elle eu l’autorisation de l’appeler par son prénom : il s’appelait Henri. Très vite après cela, elle avait des conversations intéressantes avec le Roi, qui l’écoutait avec passion. Ruby était aventureuse. Elle aimait se balader dans la nature, cueillir des plantes pour fabriquer des remèdes et des décorations, admirer les étoiles… Elle avait de l’intérêt pour tout, et avait un esprit très ouvert au monde.
Il fallut très longtemps pour que le Roi réalise enfin ce que Ruby lui glissait insidieusement dans la tête. Elle avait l’art de lui faire croire que ses propres idées provenaient de lui. Ainsi, grâce à elle indirectement, quelques règles furent ajoutées au jeu, notamment concernant la durée de résidence des femmes. Ruby voulait qu’elles restent moins longtemps dans ce satané château pour éviter les traumatismes. Elle a également réussi à ce que les mères voient, puis côtoient leurs enfants durant toute leur période hors ovulation. Plus tard, elle parvint à faire rentrer les femmes ainsi qu’un ou plusieurs enfants chez eux. Quelques chaumières qui longeaient la frontière riches-pauvres avaient même été rénovée afin d’améliorer la condition du peuple. Les nobles savaient que c’était cette Ruby qui contrôlait le Roi. Mais celui-ci s’était tellement éprit d’elle, qu’il leur ferait tous couper la tête s’il entendait ça.

Le temps passait, et Ruby avait déjà mis au monde 9 enfants. Ceux-ci étaient précieux pour le Roi, car ils assuraient sa descendance, même s’ils n’étaient que des bâtards. Lorsque leur fils aîné eut 16 ans, âge légal pour hériter du trône, Ruby tua le Roi, et proclama son fils le nouveau Roi. Les nobles commençaient à manifester, mais les prêtres prouvèrent que, sans mariage, le fils ne pouvait hériter du trône. Cela, Ruby ne le savait pas. Ruby, ses enfants et sa famille entière furent pendus pour trahison, comme les nobles le souhaitaient depuis longtemps. Un nouveau Roi fut élu et rétablit les règles de l’esclavage sexuel, balayant d’un revers de la main les chiffres prouvant la surpopulation du pays.

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2018-06-25T15:27:10+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/Mon-metier-favori Mon métier favori Je n’ai jamais eu de métier favori. Je ne me suis jamais dit : "Plus tard, c’est ça que je veux faire, c’est sûr !" Quand j’étais petite, je n’ai eu que des idées de métiers dont les petites filles rêvent : éleveuse de chevaux, de dauphins, et même de lapins quand on avait eu droit à notre propre lapin (on vivait dans une ferme). Puis, quand j’ai été abonnée à Witch Mag et que j’ai découvert l’histoire des Witch à la fin de chaque magazine, je voulais être illustratrice. Vous me direz que ce métier n’est pas impossible. Pourtant, au fil du temps, ce rêve Je n’ai jamais eu de métier favori. Je ne me suis jamais dit : "Plus tard, c’est ça que je veux faire, c’est sûr !"

Quand j’étais petite, je n’ai eu que des idées de métiers dont les petites filles rêvent : éleveuse de chevaux, de dauphins, et même de lapins quand on avait eu droit à notre propre lapin (on vivait dans une ferme). Puis, quand j’ai été abonnée à Witch Mag et que j’ai découvert l’histoire des Witch à la fin de chaque magazine, je voulais être illustratrice. Vous me direz que ce métier n’est pas impossible. Pourtant, au fil du temps, ce rêve s’est atténué, et c’est ce que je vais expliquer dans cet article.

Au collège, avec les copines, on se partageait nos mangas. J’ai alors adoré le Japon et le dessin manga. Puis au lycée, j’avais les options art-plastiques et histoire de l’art. Je préférais largement l’art-pla. L’histoire, même de l’art, ne m’intéresse pas plus que ça. Entre temps, mes parents me disaient "Plus tard, tu vas travailler chez Walt Disney".

Mon enfance a été baignée par les Walt Disney. On a commencé par le premier Disney du nom : Blanche-Neige et les sept nains. La sorcière me faisait peur, mais j’ai tout de même adoré. Puis, maman a acheté les cassettes suivantes. On les regardait en boucle. Plus grands, on connaissait les répliques par cœur. Encore maintenant, j’adore l’histoire de Pocahontas et de Belle dans la Belle et la Bête. Mon thème préféré est l’amour pour les êtres différents. J’aime un peu Tarzan aussi, mais moins que les deux autres. Il doit y avoir un côté plus sauvage avec trop d’animaux. Dumbo m’a attristée lors du passage où la mère éléphant enfermée balance son petit Dumbo en chantant une chanson tellement triste. Encore maintenant, ça me fait pleurer rien que d’y penser. Je ne pourrai plus le regarder. Rox et Rouky m’a également fait super chialer. Je l’ai revu il n’y a pas si longtemps, et il me fait toujours autant pleurer, au moment où la mamie doit abandonner Rox dans la foret car son voisin le chasseur veut s’en débarrasser. Je sais pas, les chansons, les dessins… tout y est pour faire chialer les plus sensibles. Ils sont vraiment très fort, chez Disney.

Alors, bien-sûr, ça serait le rêve de bosser chez eux. De voir son dessin prendre vie à l’écran, qu’il vive sa vie, comme Belle qui veut vivre autre chose que sa vie. Cette réplique est pour moi la plus importante de tout le dessin animé. Son rêve, c’est de changer de vie, peu importe ce qui lui arrive. Même si elle doit se faire enfermer à la place de son père, à passer le reste de sa vie avec une bête, elle le fait, car elle veut d’abord sauver son père, mais également tout faire pour s’échapper de ce petit village parfait et de ce Gaston qui la dégoute. Qui la dégoute tellement, qu’elle préfère être prisonnière d’une bête.
Bref, je ne vais pas faire la liste de tous les Disney.

Quand j’y ai pensé concrètement, quand j’avais l’âge d’envisager le fait d’être animatrice 2D-3D, je me suis dit que je ne serais jamais à la hauteur. Ceux qui dessinent chez Disney, ils en veulent, ils sont passionnés, ils dessinent dès qu’ils le peuvent. Moi, non. Dès que je le peux, je joue à des jeux vidéos, je prend l’air ou j’écris, mais je ne dessine pas tout le temps. Donc, je ne m’améliore pas assez vite, et pas de la manière dont je le veux. Je suis le genre de fille qui dessinait dans les marges de ses cahiers en classe, mais c’est pas pour ça que je suis une artiste.

Déjà, pour moi, tout le monde est artiste. Rien que le fait d’écrire, cela équivaut à dessiner des formes. Une belle écriture, c’est de l’art. Pareil pour une écriture patte de mouche. Elle a un style, elle est unique. Un stickman (personnage en bâtons), c’est de l’art. On peut faire plein de choses rien qu’avec un stickman. Une BD de sa vie, un logo, un tag… Tout est art. Tout le monde est artiste, donc personne ne l’est.

Pour continuer sur le fait d’être animateur 2D ou 3D, d’après les témoignages que j’ai pu trouver, c’est un métier éprouvant. Il faut travailler sans arrêt, et aller vite. Rien que le fait de savoir qu’une seconde de film équivaut à 25 images par secondes (réduit à 15 images par secondes en animation 2D), ça ne me motive pas du tout. C’est hyper long. Et je suis une fainéante. Il me faudrait un coach de l’animation, qui m’encourage, qui me botte les fesses, qui me fasse des bisous, qui me soulève et me fait asseoir devant l’ordi ou la feuille et me fasse tenir le crayon pour que je dessine, qui me donne de l’inspiration, mais surtout du courage. Parce que je sais que je n’y arriverais pas toute seule, si vraiment je m’y mettais.
Aussi, je me dis que puisque je n’ai pas démarré mes années d’études en animation 2D-3D, c’est mort. Ça veut dire que c’est pas une évidence pour moi. Donc, que je ne suis pas motivée à 100% par l’animation. Apparemment, pour le dessin, oui, car juste après le Bac, j’ai fait 1 an aux Beaux-Arts, année que je n’ai pas terminée, pour ensuite aller en faculté d’art-plastiques.

Durant mes études supérieures, j’ai mieux réalisé, sans forcément le vivre, à quoi pouvait ressembler la vie d’artiste. Surtout le côté obscur. J’ai lu tellement d’articles sur les métiers artistiques qui ont bouleversé mes plans. Je ne voulais plus devenir artiste. Les clichés sont vrais. Les artistes sont malmenés, mal payés, mal jugés, incompris.

Voici une petite liste des articles que j’ai pu lire pour accentuer mes propos :
- "Paye ton auteur : les auteurs en ont ras-le-bol de leurs conditions de travail", que j’ai découvert grâce à l’interview de Maliki sur ce même site.
- Une BD rigolote qui compare le métier d’artiste au métier de maçon, dénonçant les conditions du métier d’artiste.
- "Concours toujours pour être payé", qui dénonce les concours déguisés en travail gratuit.
- "Qu’est-ce que le travail spéculatif ?", une vidéo qui explique les différentes méthodes pour se foutre de la gueule des artistes.
- Le crowdsourcing présenté par Ludivine, Ludivine explique dans son article la définition du crowdsourcing : une plate-forme internet où les clients demandent à plusieurs designer de bosser pour eux, et qui rémunèrent l’unique travail qui leur plaît. Et les autres ont bossé pour nada.
- "De la diversité du métier", un article d’une bloggeuse qui explique qu’un designer indépendant doit savoir être pluridisciplinaire s’il veut bien gagner sa vie, et donc toujours savoir faire plus.

J’ai juste envie de tester différents métiers, et d’aller là où ça me donne le plus envie. Il faudrait que je fasse des stages un peu partout.

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2018-06-24T19:13:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/correspondante-d-etablissement Correspondante d'établissement Je m'en doutais. Ils se sont trompés dans leurs dates. J'ai eu la double confirmation par ma collègue puis sur le site de la Région : je ne bosse que jusqu'en Septembre. Ça paraissait logique qu'on ne bosse pas jusqu'en Novembre. Ça aurait fait trop long. On aurait eu 1 mois de distribution, et 2 mois de glandage, vu que la restitution ne se fait qu'en 1 mois et demi (de juin à mi juillet). Sinon, Correspondante d'établissement, c'est quoi ? La première session (juin-juillet), consiste à récupérer un maximum de manuels scolaires. La seconde session (août-septembre), c'est la Je m’en doutais. Ils se sont trompés dans leurs dates. J’ai eu la double confirmation par ma collègue puis sur le site de la Région : je ne bosse que jusqu’en Septembre. Ça paraissait logique qu’on ne bosse pas jusqu’en Novembre. Ça aurait fait trop long. On aurait eu 1 mois de distribution, et 2 mois de glandage, vu que la restitution ne se fait qu’en 1 mois et demi (de juin à mi juillet).

Sinon, Correspondante d’établissement, c’est quoi ? La première session (juin-juillet), consiste à récupérer un maximum de manuels scolaires. La seconde session (août-septembre), c’est la distribution.

Donc, en ce moment, on effectue une permanence dans une salle du lycée où les classes viennent restituer les livres qui leur ont été distribués en début d’année. On est installées touuuuut au bout du lycée, dans le bâtiment des internes. Ma collègue Domi doit se taper l’aller-retour pour aller fumer pendant sa pause. Au début, je rigolais en me disant "Eh ouais, c’est ça, de fumer."... Et en fait, ça n’a pas vraiment changé, je continue à penser ça. Parce que moi, je reste peinarde dans la salle à grignoter. Je suis tellement casanière que je prend même pas de pause pour sortir.

La première semaine, on n’a quasiment pas pris de pause tellement on était débordées.

Lundi, on a eu la formation, où l’on s’est d’ailleurs rendu compte qu’ils ne nous ont pas tout appris. On doit faire des trucs par nous-même à l’aveuglette. Mais passons (j’en parlerais plus tard).

Mardi, on a pris le temps de s’installer dans notre salle. Les techniciens nous ont installé 2 ordis et une imprimante. Les 2 trucs les plus importants, parce que des chaises et des tables, dans une école, il y en a forcément un peu partout. S’il n’y avait ni ordi ni imprimante, fallait appeler notre supérieure, également Correspondante d’établissement, mais à plus haute échelle. Mais comme elle est passée dans tous les lycées du département ce mardi-là, elle a pu voir que tout était là et qu’on pouvait commencer à bosser tranquille.

Mercredi, c’est là que tout a réellement démarré. De 8 heures à midi, on a enchaîné 2 restitutions de 2 classes de Secondes. Le mercredi, on ne travaille que le matin. Donc on va dire que ça démarrait doucement.

Jeudi et Vendredi, on a continué les restit' des Secondes. Il y avait 11 classes de Secondes en tout, et elles ont pu se caser jusqu’à notre dernière heure vendredi pm. Le week end suivant, j’étais éreintée et j’avais l’impression d’avoir les biceps de Popeï tellement j’ai soulevé de livres.

Je voulais revenir sur mercredi matin, notre premier vrai jour de travail.
Notre supérieure s’est pointée à 10 h, lors de notre deuxième restit'... et elle nous a stressées ! Mais à mort ! ! Genre, elle a débarquée, et elle donnait des ordres. Littéralement. Ni bonjour ni merci, à nous comme aux élèves ou au prof qui les surveillait, alors qu’à la formation, ils ont bien insisté sur la politesse (on représente la Région, quand même !). Elle parlait à coup de "Toi, tu mets ça là, toi tu fais ça. Aller, on se dépêche. AU SUIVANT !" Et les élèves faisaient la gueule parce qu’elle leur parlait pas poliment. Moi aussi, je faisais sûrement la gueule, d’ailleurs.
Alors que l’heure d’avant, quand elle n’était pas là, okay, on n’allait pas vite, mais on faisait bien les choses. On prenait le temps de leur dire que s’ils avaient perdu leur livre, ils pouvaient le racheter sur Amazon, neuf ou d’occasion. On avait le temps de leur demander leur numéro de tel pour les relancer la semaine d’après s’ils n’étaient toujours pas revenus. On pouvait même blaguer un peu avec eux, car c’est la fin de l’année et on est tous détendus. Tout le monde était content, et nous, on faisait bien notre boulot, sans erreur.
Là, elle avait pris le contrôle, et on travaillait à la chaîne. Carte Jeune à scanner. Livres à scanner. Élève qui signe la feuille d’appel. Élève qui place ses livres sur les piles. Et rebelote avec le suivant. Aucune humanité. C’était pas plaisant, et en plus, elle a fait des erreurs. Elle a pas rendu la bonne carte au bon étudiant, qui m’a regardé l’air de dire "Elle a l’air de faire bien chier, celle-là" et moi de lui répondre de mes sourcils arqués "Désolé pour toi. Je peux rien y faire." J’étais désolée pour moi-même, d’ailleurs. Parce qu’on n’avait pas le temps de noter les doublons, sur la feuille d’appel...
Oui, parce qu’en fait, je vous explique. Quand on scanne la carte jeune, le logiciel affiche les livres que les Correspondants d’établissement de la rentrée dernière leur ont attribué. On a donc la liste des manuels qu’ils doivent rendre. Quand nous, on scanne leurs livres, ça les coche pour dire qu’ils ont été restitués. Sauf que ! Si le code barre du logiciel et le code barre du manuel ne sont pas les mêmes, le logiciel ajoute celui qu’on vient de scanner. On a donc, par exemple, 2 livres de maths avec le même titre, mais pas le même code barre. Ça, c’est un doublon.
Il faut noter un petit "D" pour Doublon sur la liste d’appel, en face du nom de l’étudiant, qui sera ensuite envoyée aux informaticiens du logiciel pour qu’ils suppriment l’un des 2 doublons, ou les fusionne, ou je sais pas trop quoi. C’est pourri comme système, non ?
Bref, du coup, on s’entendait plus, on n’avait plus le temps de rien dire, et quand elle fut partie, on a recherché tous les élèves de la classe qui venait de passer pour bien écrire nos petits "D" quand il le fallait, pour pas se faire engueuler alors que c’était de sa faute.

Pourtant, elle est pas méchante, c’te femme. D’ailleurs, dès qu’on a eu fini de bosser, à midi, elle nous parlait normalement, sympathiquement. Elle m’a posé des questions sur mon orientation, ce que je voulais faire et tout, comme si elle voulait m’aider. En plus, elle a une petite voix timide. Ça m’a fait un choc de la voir au taquet, de la voir changée du tout au tout quelques minutes auparavant. Elle sépare bien le pro du perso, en tout cas. Elle nous disait, elle exigeait même, que l’on prenne nos pause. Avec Domi, on rigolait un peu, parce qu’on peut pas tout arrêter et dire aux élèves qu’on revient dans ¼ d’heure. Entre les classes, il nous restait ce temps-là pour transporter les piles de livres dans le fond de la salle, pour libérer les tables afin que la classe suivante y pose ses livres. Et Domi aurait clairement pas eu le temps de traverser l’école pour fumer sa clope, même en courant. Donc je riais encore plus dans ma tête, en imaginant Domi, cheveux au vent, tirer une longue latte, et revenir à toutes enjambées, crachant sa longue traînée de fumée comme une locomotive.

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2018-06-23T22:35:00+02:00
http://rosepastel.journalintime.com/1 1 1er écrit dans mon 1er journal intime en ligne. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. J'ai déjà un journal intime papier. J'ai même acheté un second carnet d'avance. Il m'attend. Mes pages m'attendent. En plus, dernièrement, il s'est passé plein de choses, et je n'ai même pas pris le temps d'écrire. Mais je ne me plaint pas. J'ai pris du retard car... J'ai du travail ! Durant 1 an, je n'ai pas travaillé. Remise en question, toussa toussa. Dans Google, je tapais des recherches du genre : - "job d'été" - "job été plage" (quand je me disais que je pouvais être payée et 1er écrit dans mon 1er journal intime en ligne.

Je ne sais pas si c’est une bonne idée. J’ai déjà un journal intime papier. J’ai même acheté un second carnet d’avance. Il m’attend. Mes pages m’attendent. En plus, dernièrement, il s’est passé plein de choses, et je n’ai même pas pris le temps d’écrire. Mais je ne me plaint pas. J’ai pris du retard car… J’ai du travail !

Durant 1 an, je n’ai pas travaillé. Remise en question, toussa toussa. Dans Google, je tapais des recherches du genre :
- "job d’été"
- "job été plage" (quand je me disais que je pouvais être payée et profiter du soleil en même temps)
- "job camping" (pour faire comme dans Camping Paradis)
- "job d’été bien payé"
- "missions intérim" (c’est court et sans engagement)
- "travail saisonnier"
- "mission saisonnier ferme" (quand j’ai vu un reportage de jeunes travaillant dans des fermes, coupés de la ville),
- "métier bien payé" (là, je cherchais même plus de mission, mais un métier d’avenir)
- "métier tranquille bien payé" (pour ne rien foutre en étant bien payée)

Et je suivais les pages, j’allais de lien en lien, jusqu’à ce que je finisse par taper des choses du genre :
- "je ne veux pas travailler"
- "vivre sans travailler"
- "que faire de sa vie"
- "le sens de la vie"
Et je tombais sur des témoignages de jeunes et de moins jeunes qui parlaient de suicide tellement ils étaient paumés dans leur vie.

On voit bien la progression, non ? De la recherche d’un avenir, je me demande si la vie a un sens...
En ce moment, ma vie, c’est de prendre ce qui vient. Et là, je bosse 2 mois à la récupération des manuels scolaire en lycée. Puis j’ai une pause vacances du 14 juillet au 22 Août, et je reprend jusqu’en Novembre (s’ils ne se sont pas trompé dans leurs dates) pour la distribution des manuels scolaires.

Je ne sais pas si ce journal intime est une bonne idée, car je ne veux pas avoir 2 journaux intimes séparés. Je me suis dit que, quand je serais sur l’ordinateur, j’écrirais ici (et en ce moment, ennui au bureau, j’ai l’occasion d’écrire ici). Et quand je n’aurai pas d’ordi entre les mains, je choisirai mon carnet (plutôt lorsque je suis chez moi).

En fait, j’ai longtemps hésité, et j’hésite encore, à me créer un blog. Un espace rien qu’à moi, avec l’url que je veux, le thème que j’ai soigneusement choisi et personnalisé à ma manière (ce que je suis en train de faire avec ce journal), d’aborder tous les sujets que je veux, etc.
Sauf qu’il faudrait l’alimenter régulièrement. Et si je n’ai plus rien à offrir sous la dent (parce que ma vie n’est pas si mouvementée que cela), je finirai forcément par parler de ma vie privée, et je n’ai pas envie que les gens mettent un nom et un visage sur ma vie. Que ma famille et mes amis savent ce que je fais et ce que je pense vraiment (tout dépend qui, évidemment). Voilà pourquoi je suis tentée d’écrire ici.
J’ai également pensé à prendre en photo les écrits de mon journal carnet et les poster ici.
À voir.

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2018-06-22T14:58:51+02:00